Le renouvellement des générations d'éleveurs laitiers est de plus en plus difficile, par manque de revenu et de reconnaissance comparé aux contraintes, en termes de travail et d'environnement en particulier.
Pourtant le programme Cap'lait, mené en Bourgogne-Franche-Comté, montre que « l'installation en lait de plaine en vaut la peine », chiffres et témoignages à l'appui, comme est d'ailleurs titré l'ensemble de ces différentes études, à retrouver ci-dessous :
De jeunes éleveurs optimistes
Ces travaux sont certes régionaux mais bien des résultats sont valables ailleurs en France. Dans plusieurs régions françaises d'ailleurs, de nombreux jeunes installés en lait ont témoigné de leur parcours ces derniers mois sur Web-agri et semblent ne pas regretter leur choix :
Mais des lecteurs pessimistes
Les lecteurs, quant à eux, paraissent plutôt pessimistes concernant l'avenir de la filière laitière :
« S'installer en lait pour s'endetter à vie ?? », s'interrogent-ils.
« Même passionnés, on en reparle dans 10 ans », répondent la plupart d'entre eux.
D'autant que « le lait c'est comme le Doliprane : bientôt plus produit en France ! »
Alors heureux ou malheureux d'être éleveur laitier ? (Re)découvrez leurs témoignages...
Certains se demandent même s'il faut « rester éleveur laitier ? »
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
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