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En vidéoComment les jeunes voient-ils leur futur métier d'éleveur ?

 Ils savent ce qu'ils veulent, et ne veulent pas, pour leur avenir. Et ils nous le disent, en vidéo, en une à deux minutes chrono ! (©Terre-net Média)
Ils savent ce qu'ils veulent, et ne veulent pas, pour leur avenir. Et ils nous le disent, en vidéo, en une à deux minutes chrono ! (©Terre-net Média)

Nouveauté du Space 2022, l'espace Jeunes a fait la promotion des formations et professions agricoles auprès des lycéens, en leur donnant la parole pour qu'ils puissent exprimer leurs attentes et leurs interrogations. En 1 à 2 minutes et en vidéo, huit d'entre eux nous nous expliquent pourquoi ils souhaitent devenir éleveur laitier, ou non. Prix, revenu, conditions de travail, environnement, relations avec la société... Découvrez le regard qu'ils portent sur le métier qu'ils envisagent et l'avenir de l'élevage en général.

Ils s'appellent Anaïs, Marie, Alizée, Estéban, Gautier, Gaylor, Alexandre et Martin, ont entre 18 et 20 ans et sont en BTS Acse au campus agricole Théodore Monod du Rheu (Ille-et-Vilaine) ou au lycée agricole La Ville Davy à Quessoy (Côtes-d'Armor). Au Space, ils sont venus avec leur établissement au sein de l'Espace Jeunes, une nouveauté de l'édition 2022 pour mettre en avant les formations et professions de l'agriculture et de l'élevage auprès des lycéens, et leur permettre de s'exprimer sur leur avenir.

Partager leurs envies, interrogations, inquiétudes

Anaïs et Estéban, par exemple, ont participé à une table-ronde avec le ministre de l'agriculture, auquel ils ont posé des questions pour le moins pertinentes : comment redonner de l'attractivité au métier d'éleveur et de salarié agricole, comment faciliter les reprises d'exploitations dont les montants s'alourdissent de plus en plus, est-ce que les agriculteurs dépendront toujours des aides Pac... ?

Lors d'un deuxième débat, Marie et Alexandre, eux, ont questionné Loïc Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, sur ces mêmes thématiques et sur la volonté ou non des politiques de promouvoir une agriculture forte et diversifiée. Quant aux quatre autres jeunes, ils ont saisi l'opportunité qui leur était donnée de partager, avec les personnes présentes, leurs projets, leurs envies, leurs interrogations, leurs inquiétudes. 

Comment redonner de l'attractivité à l'élevage ?

La relève est là, motivée et les pieds sur terre !

Encourageant et même réconfortant : la relève est là, prête et motivée pour répondre au défi du renouvellement des générations en élevage. Et pas de n'importe quelle façon, simplement pour réaliser un rêve d'enfant. Au contraire, ces jeunes, du milieu agricole ou non, font preuve de maturité et ont les pieds sur terre. 

Ils savent ce qu'ils veulent et ne veulent pas, et nous le disent !

Ça fait plaisir à voir ! Ils ne se lancent pas à la légère, sans réfléchir au préalable à la manière dont ils vont exercer leur métier d'éleveur laitier, aux conditions et temps de travail en particulier (d'ailleurs, la plupart préfère ne pas s'installer tout de suite pour d'abord gagner en expérience). Ni sans se soucier de la conjoncture difficile, du manque de revenu, des enjeux environnementaux, du regard critique de la société à l'égard des agriculteurs. Ils savent ce qu'ils veulent et ne veulent pas. Et ils nous le disent, en vidéo, en une à deux minutes chrono ! Il suffit de cliquer sur les liens suivants.

Anaïs : « Produire du lait, en gérant la conjoncture et l'environnement »

Estéban : « Le lait a de l'avenir malgré la conjoncture floue »

Gautier : « Vivrons-nous de notre métier ? »

Alizée : « Améliorer la valorisation de nos produits »

Martin : « Ne pas être esclave de son élevage »

Marie : « S'associer ou embaucher pour avoir une vie perso » 

Alexandre : « Optimiser le confort de travail pour gagner du temps » 

Gaylor : « Salarié plutôt qu'éleveur pour moins de contraintes »

Regard d'une enseignante sur ces élèves, futurs éleveurs

Claudine Le Guen, directrice du Campus Monod, « partage beaucoup de choses » qu'ont dites ces jeunes, dont certains sont scolarisés dans son établissement. « Ils sont matures pour leur âge, fait-elle remarquer. Leurs questions et leurs réflexions sont tout à fait pertinentes. Ce sont celles qu'il faut avoir en tête quand on veut s'installer ou devenir salarié en agriculture. »

Écoutez l'interview vidéo de Claudine Le Guen au Space 2022 :

Comment l'enseignement agricole peut-il les aider à relever tous les enjeux cités ? Le ministère de l'agriculture planche sur cette problématique depuis plusieurs années, à travers notamment le plan "Enseigner à produire autrement", avance Claudine Le Guen. « Il faut dépasser les modèles présentés traditionnellement, aux schémas parfois tout faits et plaqués sur chaque zone de production », ajoute-t-elle. Objectif : « que les jeunes se questionnent suffisamment sur leurs souhaits et les besoins de leur territoire, pour trouver le système d'exploitation le plus adapté. »

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