Selon Elisabeth Castellan de l'Idele, qui s’appuie sur les chiffres de la base de données nationale Cap’2ER 2013-2019, en France, l’empreinte carbone nette moyenne des élevages est à 0,83 kg eqCO2/l en lait et l’émission brute à 0,97kg eq CO2/l. Elle note un « faible écart entre les différents systèmes sur les émissions brutes », en revanche il y a un « écart significatif sur l’empreinte lié au stockage carbone et aux émissions nettes ». Au global, on observe, « 20 % d'écart entre la moyenne et le top 10, soit les élevages les plus efficients en termes d'empreinte carbone. » Atteindre l’objectif de réduction de la filière bas carbone de - 20 % est donc tout à fait possible par de « l’optimisation technique au sein de chaque système ».
Réduire ses émissions de méthane...
Ces optimisations bénéfiques pour l’environnement permettront aussi « d'améliorer son revenu ». Quels sont les leviers à mettre en place pour réduire les émissions de méthane ?
- Optimiser l’âge au vêlage « en réduisant les périodes improductives des animaux, en se rapprochant d’un vêlage 2 ans » par exemple.
- « Gérer au plus juste les effectifs animaux » en réduisant le taux de réformes en renouvellement, en élevant les vaches plus longtemps. Les génisses coûtent cher à élever, il peut être judicieux de diminuer le taux de renouvellement.
- « Améliorer l’état sanitaire pour réduire le lait jeté. » Cela passe par une meilleure gestion des mammites et des vaches à cellules. Pour rappel, tout le lait écarté est du lait non valorisé et donc du résultat en moins.
- Améliorer la ration des animaux en « optimisant les quantités et en réduisant la surconsommation de concentrés (arrêt du tourteau de soja) » et auto-consommer davantage de céréales.
- « Valoriser au mieux ses effluents pour réduire la fertilisation minérale » et réduire les achats d’engrais. Certaines cultures, comme le maïs, peuvent être couvertes jusqu'à 80 % en fertilisant grâce aux effluents.
- « Augmenter la part de pâturage » en « identifiant les meilleures pratiques », c'est-à-dire celles les plus adaptées à son territoire.
- Introduire de nouvelles cultures fourragères comme le méteil pour gagner en autonomie fourragère et diversifier ses ressources.
...Et en stocker davantage
- Implanter des haies pour stocker entre 3 et 5 tonnes de carbone par kilomètre de haie au niveau du sol
- Accroître les surfaces de prairies temporaires et permanentes permettant de stocker jusqu'à 80 t de carbone sur les 30 premiers centimètres du sol (contre 50 t de dans un hectare de cultures).
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