Cotation physique du lait

Prix moyen payé aux producteurs en France

Année - Trim. Valeur
€/1000 L
Année - 1
2013 - 3 330 304 (+8,6 %)
2013 - 4 366 323 (+13,3 %)
2014 - 1 359 299 (+20,3 %)
2014 - 2 375 313 (+19,9 %)
2014 - 3 358 330 (+8,4 %)
2014 - 4 379 366 (+3,5 %)
2015 - 1 336 359 (-6,5 %)
2015 - 2 305 375 (-18,8 %)

Cotation physique des produits industriels

Produits Cotations Var S-1 Var M-1 Date
Beurre industriel standard, 82% de MG
Origine France, Sortie d'usine 3 031 ¤/T +37 +17 29/06/2015
Standard NOUVELLE ZELANDE, FOB 2 814 $/T -298 -930 29/06/2015
Standard USA, Depart 1,8864 $/lb -0,0481 -0,0246 29/06/2015
Produits Cotations Var S-1 Var M-1 Date
Poudre de Lactosérum
Origine France, Sortie d'usine 734 ¤/T -7 -47 29/06/2015
Produits Cotations Var S-1 Var M-1 Date
Poudre de lait écrémé, 0% de MG
Origine France, Sortie d'usine 1 972 ¤/T 0 +53 29/06/2015
Standard NOUVELLE ZELANDE, FOB 1 978 $/T -4 -275 29/06/2015
Standard USA, Depart 0,9292 $/lb +0,004 -0,0114 29/06/2015
Produits Cotations Var S-1 Var M-1 Date
Poudre de lait entier, 26% de MG
Origine France, Sortie d'usine 2 526 ¤/T -85 -48 29/06/2015

Enchère Fonterra de nouveau en baisse - 26/05/2015PRO

Exclusivité abonné Web-agri PRO

Pour accéder au contenu du jour :

Offre 7 jours gratuits
Nous vous proposons toutefois l'analyse du :26/05/2015
Au niveau européen, la production accuse toujours un retard par rapport à la production mensuelle de la campagne précédente. Avec le retour des vêlages de printemps et une production fourragère de bonne qualité, cet écart se comble petit à petit. Toutefois, le contexte de prix payés aux producteurs n'incite pas à un retour important de la production.
A titre d'exemple, les prix de la poudre de lait écrémée s'affichent autour de 1 967 ¤/t selon FranceAgriMer pour la semaine 19 se terminant au 17 mai. Les cours se rapprochent donc du prix d'intervention fixé par la Commission européenne à 1 698 ¤/t et ressortent en très nette baisse par rapport à l'an dernier qui demeuraient sur des niveaux autour de 2 800 ¤/t.
Enfin dans le cadre des négociations du traité transatlantique, la discussion sur l'apposition des indicateurs géographiques de production sur les produits laitiers européens crée de nombreux débats. Selon Eucolait, le pré-rapport dont la publication était prévue pour le 16 juin aurait fuité, avec pour conclusion la mise en place d'une politique volontariste de la part des industriels du secteur. Selon ces fuites, ce rapport ne permettrait pas de protéger les producteurs européens de la concurrence des pays exportateurs ayant des standards de productions différents car les signalements d'origines du lait entrant dans le processus de fabrication ne seraient précisés aux consommateurs que par les industriels qui en feraient le choix.

Par ailleurs, la demande de la part des importateurs reste en berne. En effet, l'embargo de la Russie reste toujours de mise sur les produits européens tandis que les imports chinois sont en nette baisse sur le premier trimestre 2015 par rapport la même période en 2014. Les importations chinoises affichent ainsi un recul important allant de -50 % sur la poudre de lait entière, -35 % sur le beurre à -4 % sur les produits fromagers. Certes les imports de l'année 2014 étaient supérieurs à 2013, néanmoins, les opérateurs restent préoccupés par le faible intérêt à l'achat de la Chine cette année. Ce retard des couvertures pourrait s'expliquer d'une part par un ralentissement économique du pays avec une croissance légèrement inférieure. D'autre part, la Chine pourrait avoir anticipé l'augmentation des volumes produits en Europe à la suite de la libéralisation des quotas et pourrait ainsi revenir aux achats prochainement.


La production en Océanie s'affiche elle aussi en retrait par rapport à l'année passée alors que les vaches entrent en période de tarissement. Selon DCANZ, la production néozélandaise est en baisse de -0.9 % sur le mois de mars par rapport à 2014. Néanmoins, ce niveau reste à relativiser par rapport à la situation de 2013, où la production demeure en hausse de +21 % sur le mois de mars par rapport  à 2013. Ce résultat reste d'autant plus important que la Nouvelle Zélande sort tout juste d'une période de sécheresse. Tandis que la demande s'affiche en retrait, ces deux éléments sont de nature à pousser certains collecteurs à revoir à la baisse le prix du lait. Ce phénomène pourrait accélérer le tarissement des animaux et la mise au pâturage hivernal. Ce contexte morose s'est traduit par une 5ème baisse d'affilée lors de l'enchère Fonterra du 19mai, l'index GDT s'affiche désormais à 2 472 $/t soit le niveau le plus bas depuis août 2009.

En conclusion, les prix sont toujours orientés en baisse cette semaine. Néanmoins, alors que nous nous approchons de niveaux historiquement bas, les importateurs pourraient revenir aux achats permettant un rebond à moyen terme.

Il faut toujours patienter sur Euronext - 26/05/2015PRO

Exclusivité abonné Web-agri PRO

Pour accéder au contenu du jour :

Offre 7 jours gratuits
Nous vous proposons toutefois l'analyse du :26/05/2015
Depuis le lancement des contrats lait sur Euronext, les opérateurs attendent la fin de la phase de testing pour positionner leurs premiers lots. La patience est toujours le maître mot avant les premières positions ouvertes sur la bourse Euronext d'Amsterdam.
En Nouvelle-Zélande, le contrat beurre cote peu et la position ouverte s'affiche en baisse cette semaine affichée à 65 contrats sur l'échéance Juin 15.  
Sur le marché de la poudre grasse, les lots positionnés s'affichent à 2 400 $/t sur l'échéance Juin 15, soit un niveau légèrement supérieur à la semaine passée.
La prochaine enchère Fonterra sera publiée le 2 Juin.