[Dans le rétro] Conjoncture laitièreEn 2020, les espoirs de visibilité douchés par la pandémie de Covid-19

| par | Terre-net Média

Alors que l'année 2020 commençait plutôt bien pour la filière laitière, avec des perspectives de marché plutôt haussières, les espoirs de visibilité et de meilleure valorisation du lait ont été douchés par la pandémie de coronavirus. Une pandémie qui a chamboulé défavorablement l'équilibre offre-demande de produits laitiers et qui a rajouté une bonne dose d'incertitude pour les mois qui viennent.

La conjoncture laitière de l'année 2020 a été marquée par l'imprévisibilité accentuée par la pandémie de coronavirus.La conjoncture laitière de l'année 2020 a été marquée par l'imprévisibilité accentuée par la pandémie de coronavirus. (©Terre-net Média)

Pour une fois que le contexte était plutôt haussier… L’année 2020 semblait démarrer sur une bonne dynamique pour la conjoncture laitière. Demande dynamique, offre peu abondante : l’équilibre jouait, il y a un an, en faveur des producteurs. En janvier dernier, il n’y avait que le Brexit – toujours lui – qui laissait encore quelques spécialistes de la filière dans le doute. Ça aurait donc été trop beau pour que cela se concrétise franchement par la suite.

La suite, tout le monde la connaît : l’expansion mondiale de la pandémie de coronavirus a vite douché les espoirs de tous ceux qui espéraient une année plus sereine. Dès début mars, la Covid-19 et le confinement de milliards de personnes dans le monde désorganisaient complètement les marchés et ralentissaient la hausse du prix du lait

Le mois suivant, l’Institut de l’élevage enregistrait une baisse de 30 €/1 000 l sur le prix de base.

Dans ce contexte, de nombreux acteurs s’interrogent sur les possibilités de donner plus de visibilité sur les prix, en particulier pour les producteurs. Chez INTL FCStone, on défend par exemple une fixation à l’avance du prix du lait, déjà mise en œuvre par différentes laiteries allemandes. En France, Sodiaal est la première à vouloir expérimenter le marché à terme pour ses adhérents. 

En attendant, même si le scénario catastrophe semble avoir été évité pour les produits laitiers, les éleveurs dénoncent « la roulette russe » ou plutôt les enchères inversées sur le prix du lait.

Depuis la mondialisation de la pandémie et le premier confinement, c’est donc « l’imprévisibilité » qui demeure. Un contexte qui n’empêche pas la France de conserver, selon FranceAgriMer, sa première place dans la course à la compétitivité du lait de vache


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DÉJÀ 19 RÉACTIONS


Schumi79
Il y a 22 jours
Faites du Bio ou des chèvre, sinon çà ne vaut plus le coup...
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Bien content
Il y a 26 jours
Moi je viens de finir la traite et c'était la dernière mais pas que de l'année pour moi c'est finis le lait les vaches partiront à l'abattoir à partir de la semaine prochaine 74 bestiaux ça va pas payer lourd mais au moins je me ferais baiser pour la dernière fois après 7 ans dans le lait les 1er crédits sont finis ouf je peux enfin arrêter, je passe tout en céréale mais je reprend aussi un travail à l'extérieur.... Merci la laiterie...
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Patrice brachet
Il y a 26 jours
Rétrospective de l année 2020 racontée par un défenseur de l environnement. Bonjour à tous ; j ai eut cette envie folle de partager mes observations avec vous chers collègues. 2020 année triste ! Tous les prix se sont cassés la figure en élevage mais fallait pas en parler car il y avait plus malheureux que nous soit disant. Bon bref nous le télé tranquillou n existant pas on a continué à faire notre job des fois la peur au ventre (lors de pannes par exemple ) mais on n a rien changé sauf les gestes barrière ; donc on a travaillé, semé, traité nos cultures étendus les effluents et nos vaches ont continué à ruminer ne comprenant pas le drame qui se joue au niveau planétaire. Bref on a fait notre job en respectant comme toujours l environnement. Par contre malheureusement des usines ont arrêtés et les avions sont cloués au sol. Et pour finir 2020 voilà que l on retrouve un hiver à peu près normal et même nôtre château d eau national le massif central est gavé de neige ! Sûrement que c est le hasard mais je voulais l évoquer avec vous chers collègues. Bonnes fêtes à tous patrice
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debutant
Il y a 26 jours
mais que fait donc l observatoire des prix ? bin rien
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db42
Il y a 26 jours
Je pense que sur le prix du lait les cours n'ont pas du impacter tant que ce le chiffre d'affaires des industriels. Mais c'est surtout une répercussion du cout des confinements avec les salariés au collège partiel télétravail... On fais les frais de se que nous n'avons pas a supporter mais au moins l'industrie laitière restera compétitive et ne fera pas de déficit. Youpi.
Sauf qu'à force de toujours prendre sur ceux qui bossent ils n'auront plus de quoi s'acheter de la vaseline
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Jonathan
Il y a 26 jours
C'est sûr qu'il ne faut pas compter sur les syndicats
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Bonarien
Il y a 27 jours
Je crois qu il devient urgent de penser à faire une mise aux normes agricoles devant les gms. Depuis le début du covid ils se sont engraissés comme des porcs et commencent à demander des baisses de prix. Pas besoin de syndicats pour gérer ce genre d opération ça vous dit ?
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debutant
Il y a 27 jours
deux chiffres : dpu baisse de 15000 euros en 10 ans , couple a la secheresse de 2019 ,28000 euros d achat .Sur ces deux postes un trou de 43000 euros sur un an .Bon tout est dit si les prix ne sont pas a la hauteur c est mission impossible
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Jonathan
Il y a 27 jours
333€ pour le T1 savencia
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Marie
Il y a 27 jours
Groupe Savencia
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