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SécheresseFace au manque de fourrage, adoptez la bonne stratégie !

| par | Terre-net Média

« Qu'allons-nous donner à manger au troupeau cet hiver ? » : c'est la question du moment. La sécheresse a fait fondre les stocks : le manque d'herbe a obligé beaucoup d'éleveurs à rester en ration hivernale durant l'été et les silos de maïs ont bien avancé. Il faudra pour certains changer de cap. Réduire l'effectif à nourrir, tarir ou réformer des animaux, acheter de l'aliment... À chacun sa stratégie pour passer l'hiver.

Avoir distribué de la ration hivernale cet été a pénalisé les stocks. Il faut trouver des pistes pour réduire la voilure sur le maïs cet hiver.Avoir distribué de la ration hivernale cet été a pénalisé les stocks. Il faut trouver des pistes pour réduire la voilure sur le maïs cet hiver. (©Terre-net Média)

La sécheresse de l’été n’a pas épargné la pousse de l’herbe. En effet, de nombreux éleveurs qui comptaient sur le pâturage pour fermer le silo de maïs ont été contraints de rester en ration hivernale quasi tout l’été. Et pour couronner le tout, les maïs ont, par endroits, fortement pâtis eux-aussi de ce manque d’eau.

L’heure est à la réflexion, plusieurs stratégies s’offrent aux éleveurs :

Adapter la production aux stocks et non l'inverse

Pour ceux qui ont subi la sécheresse de plein fouet, il est important d’établir un bilan fourrager. Qu’avons-nous consommé durant l’été ? Qu’avons-nous en stock ? Qu’ont donné les ensilages de maïs ? Il faut alors calculer le nombre de parts possibles en fonction de la disponibilité pour ajuster la production en fonction du fourrage (à défaut de pouvoir faire l’inverse !).

Si les stocks sont limitants, il est pertinent de tarir les vaches les moins productives et/ou de réformer celles qui ne remplissent pas. Chez les éleveurs allaitants, certains animaux devront partir à l'abattoir plus précocement que d'habitude. Cela fera moins de rations à distribuer et donc des économies sur la durée, d’autant plus que le cours des aliments vire à la hausse du fait de l’envolée des céréales.

La vente de quelques animaux productifs peut être envisageable mais en dernier recours seulement car il ne faut pas oublier que si ça apporte un peu de trésorerie sur le moment, cela contribue à une fonte du capital sur du plus long terme.

Changer de cap et faire les bons calculs

L’idéal reste bien-sûr d’avoir prévu un peu plus de surfaces en maïs (certains ensileront toute leurs surfaces, y compris celles qui étaient initialement destinées à produire du maïs grain humide par exemple) ou d’avoir encore pas mal d’herbe en stock. Par endroits, le début des arrachages de betteraves arrive à pic.

Pour ceux qui n’avaient pas anticipé, l’achat d’aliments ou de fourrages reste possible mais il faudra bien calculer son coup (et son coût surtout !) car l’objectif reste le même : ne pas vendre du lait ou de la viande qui aura coûté plus cher à produire.

Si les stocks sont trop faibles, reste la piste de faire élever quelques animaux à l’extérieur. C’est le cas au Gaec Plaisir des champs (35) où les associés délèguent l’élevage de leurs génisses pour limiter les charges.

Chaque éleveur adaptera sa stratégie en fonction de son système. Et vous, quelles sont vos pistes ?

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DÉJÀ 3 RÉACTIONS


Patrice Brachet
Il y a 359 jours
Steph tu sais très bien que la majorité de mes volumes c est de l herbe et surtout du méteil Par contre j équilibre avec du maïs humide Pour info de toute les plantes que tu cites la luzerne ne pousse pas ,le dactyle pas mieux trèfle violet c est pire donc il reste le maïs (avec un peu d irrigation) mais la canicule a tout dévasté Pour info ce jour on ressemé toute nos prairies rgh / trèfle violet au semoir direct en espérant l eau Voilà pourquoi je conseille l assurance faut pas en abuser ( car tu perds tes acquis) mais s en servir le jour où il y’a besoin
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steph72
Il y a 359 jours
La meilleure assurance c'est de ne pas tout miser sur l'ensilage et cultiver les fourrageres résistantes à la sécheresse (luzerne,dactyle,trefle violet) et faire des cultures de méteil qui craint moins la sécheresse.
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Patrice Brachet
Il y a 359 jours
Je lis tout les articles Web et par rapport au manque de nourriture il y’a un sujet non abordé : l assurance.Ca permet dans une moindre mesure d atténuer la peine , car cela permet d acquérir le stock manquant sans puiser sur ses fonds propres et à ce sujet combien d entre nous sommes assurés ? Cela a un coût certes important mais quand on est en situation à risque (qui se généralise) ça aide Par contre tout les assureurs ne fonctionnent pas de la même façon et il faut être très prudent à la signature du contrat
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