Gaec des ViolettesDans le Puy-de-Dôme, 40 vaches laitières 100 % herbe font vivre 4 personnes

| par | Terre-net Média

Avec ses 65 ha d'herbe et 40 vaches laitières, le Gaec des Violettes fait vivre quatre personnes dans le Puy-de-Dôme. Rémi Bony, l'un des associés explique : « Les ressources de l'exploitation sont basées sur une optimisation des charges et des produits, de la vente directe et un accueil de groupes tout au long de l'année. »

Au Gaec des Violettes, la production de St-Nectaire AOP vendu en direct ainsi que les visites de ferme font vivre 4 personnes sur 65 ha de prairies et 40 vaches laitières.Au Gaec des Violettes, la production de St-Nectaire AOP vendu en direct ainsi que les visites de ferme font vivre quatre personnes sur 65 ha de prairies et 40 vaches laitières. (©Gaec des Violettes)

Rémi Bony et sa compagne Pauline ont rejoint Maryline et Jean-Valère Randanne en 2008 sur le Gaec des Violettes (aussi appelée Ferme Randanne) à Aurières dans le Puy-de-Dôme (63). La ferme est composée de 65 ha de prairies permanentes, situées sur un plateau volcanique à 1 000 m d'altitude, et de 40 vaches laitières de races abondance et montbéliarde.

Le Gaec des Violettes en quelques chiffres :
4 associés
65 ha de prairies permanentes
40 vaches laitières
5 500 l/VL
AOP St-Nectaire
L'ensemble de la production est transformée
Vente directe à la ferme et accueil de groupes

Un EBE de 100 000 € et un EBE/produit de 45 %

Les deux couples se répartissent le travail sur l'exploitation : Rémi et Pauline gèrent le troupeau tandis que Jean-Valère et Marilyne fabriquent et affinent le Saint-Nectaire fermier AOP et d'autres fromages auvergnats. Les exploitants organisent également des visites pédagogiques avec dégustations de produits.

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Rémi explique : « Toute notre production est transformée et vendue en direct à la ferme et sur quelques marchés locaux. Nous accueillons également un grand nombre de visiteurs toute l'année (4 à 5 000 visiteurs/an). Nous avons même construit une salle d'accueil en 2010 et réalisé quelques aménagements extérieurs, le tout pour 175 000 €. Nous recevons des écoles, des centres de vacances, des groupes de particuliers, etc. Cela nous permet d'expliquer notre métier et de faire déguster les produits de la ferme. On fait le lien entre la fourche et la fourchette ! »

67 % du produit provient de la vente des fromages et des visitesCes activités de transformation, vente directe et accueil de groupes permet aux quatre personnes de vivre décemment de leur travail. L'EBE de l'exploitation s'élève à 100 000 € (moyenne sur les cinq dernières années) avec un EBE/produit de 45 % et des annuités/EBE de 15 %. « 67 % du produit provient de la vente des fromages et des visites. Nous avons la chance d'être en filière AOP et d'avoir diversifié la ferme, cela nous permet la rémunération de quatre associés. Nous sommes fiers de notre métier et nous avons le sentiment de le faire complétement », affirme Rémi.

Le Gaec des Violettes (63) produit du Saint-Nectaire fermier AOP mais également de la Fourme d'Aurières et du Gaperon. 80 % des fromages sont vendus sur l'exploitation.Le Gaec des Violettes (63) produit du Saint-Nectaire fermier AOP mais également de la Fourme d'Aurières et du Gaperon. 80 % des fromages sont vendus sur l'exploitation. (©Gaec des Violettes)

Une valorisation des ressources fourragères et du territoire

« Les vaches laitières pâturent du 15 mars au 30 octobre, soit entre 170 et 180 jours/an (valeur UFL de 0,9 et 100 de PDI). Nous les sortons assez tôt pour la région : habituellement, les vaches sortent à partir du 15 avril. On pratique le pâturage tournant du 15 mars au 15 septembre et on cale le changement de parcelle sur la quantité de lait en cuve de fabrication. Depuis 2018, on dispose d'un séchoir en grange qui nous permet d'alterner fauche et pâture sur les prairies. »

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Au niveau de la ration, les vaches disposent de 1 à 2 kg de foin par jour l'été contre 10 kg l'hiver (valeurs : 0,65-0,7 UFL, 60-70 PDI). Elles ont également les regains l'hiver : 7 à 8 kg/VL/j (0,8 UFL et 90 - 100 PDI). « Le cahier des charges de l'AOP St-Nectaire nous impose 160 jours de pâturage minimum, que les vaches mangent exclusivement de l'herbe produite sur la zone, que la ration provienne de la zone AOP et que la quantité d'aliment acheté à l'extérieur ne dépasse pas 1,8 t/VL. Sur ce dernier point, on fait très attention et on relève les quantités de concentrés à chaque contrôle laitier. Le concentré distribué représente actuellement 1,2 à 1,4 t/VL. »

NB : Présentation de cette exploitation aux journées de printemps de l’AFPF les 12 et 13 mars 2019. Retrouvez toutes les présentations sur le site de l’AFPF

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DÉJÀ 7 RÉACTIONS


Claudetexier
Il y a 191 jours
Félicitations à la famille Randanne.
C’est un projet construit au cours de plusieurs décennies. Une volonté ferme depuis des années de vivre au mieux de leur métier.
Bonne continuation
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man49
Il y a 189 jours
La production laitière se concentre de plus en plus sur le nord ouest du pays. Je ne suis pas dans une région très touristique, donc à part accueillir quelques groupe scolaire sur la ferme, je ne penses pas pouvoir dégager assez de marge pour se rémunérer du temps passer... De plus il y a déjà 6 producteurs de lait en vente directe à moins de 5 km de mon exploitation. Si c'est pour faire de la vente directe mais partir à 50 km pour vendre les produits ou mettre une partie dans les rayon de la grande distribution peut-être mais je vois moins l'intérêt. Il faudrait faire une étude sûrement. Cela reste mon point de vu et je ne dis pas que j'ai forcément raison. Mais je trouve la vente directe très bien.
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Marius
Il y a 190 jours
Pourquoi tout le monde ne peut pas le faire. Idée reçue (encore une) voir tous ceux comme moi qui transformons et vendons nos produits. Peut-être un peu plus de travail mais nous nous plaignons et surtout pas le temps de râler trop occupés avec les clients. Les échanges une richesse infinie. Que la vente directe se multiplie et il y aura moins de collègues dans la difficulté et avec un moral de fer. Mais il faut oser, car beaucoup restent dans le principe produire produire (pour rien gagner de plus voir s'endetter jusqu'au la lie. C'est un choix. Sur les manifs vous voyez des producteurs en vente directe. Pas beaucoup cherchez l'erreur
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man49
Il y a 194 jours
C'est intéressant, bonne plus value, bien réfléchi...Système cohérent et à copier, mais effectivement tout le monde ne peut le faire.
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Thierry16380
Il y a 195 jours
Belle présentation et beau travail
Seul bémol tous les eleveurs laitiers ne pourront pas le faire
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monique
Il y a 195 jours
il n'y a pas eût la sécheresse là bas en 2018 ?
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Patrice Brachet
Il y a 195 jours
On est dans l une des plus belle région de France avec des gens qui fabriquent l un des meilleurs fromages traditionnel de France Chapeau pour la diversification ! Mais pas facilement transposable ailleurs ! Ça donne envie d aller y faire un tour....
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