« Pour le lait, les choses sont réglées, les avances sont faites, et aucun agriculteur, aucun éleveur ne sera sur le bord du chemin », a déclaré DGuillaume, lors de la séance de questions au gouvernement. « Vous m'interrogez sur le maraîchage et sur l'arboriculture, les choses sont en train d'avancer », a déclaré le ministre au député communiste de Seine-Maritime, Sébastien Jumel. « Je reçois les organisations professionnelles agricoles jeudi après-midi et dès la fin de semaine ou la semaine prochaine, les premières indemnités arriveront », a affirmé Didier Guillaume, selon qui le chef de l'entreprise Lubrizol était reçu mardi au ministère. « Il est hors de question, parce que les agriculteurs sont des victimes, qu'un seul agriculteur mette la clé sous la porte à cause de cette catastrophe industrielle », a insisté Didier Guillaume, indiquant que « la solidarité sera totale ».
Si l'interprofession laitière a annoncé dès le 3 octobre avoir mis en place un « dispositif exceptionnel d'avance » pour les éleveurs, pour les autres productions plusieurs scénarios sont sur la table, a-t-on fait savoir au ministère. Pour les productions mises sous séquestres autres que le lait (fruits et légumes, produits transformés, viande, notamment), les autorités attendent les résultats définitifs des analyses pour connaitre réellement le niveau de perte, avant d'expertiser les demandes d'indemnisations et les avances qui en découleraient, a-t-on indiqué de même source. « Peu importent les canaux par où arrive l'argent, (...) les avances seront faites. À l'arrivée, les pollueurs seront les payeurs, mais en attendant, la solidarité jouera pleinement », a conclu Didier Guillaume.
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