Pierre-André Durand, préfet de Seine-Maritime, a indiqué lors du point presse mis en place quasi-quotidiennement par la préfecture après l'incendie de l'usine chimique le 26 septembre, que la semaine devait être « assez décisive » avec notamment des analyses attendues sur les produits agricoles. Après le sinistre survenu dans un entrepôt de cette usine Lubrizol produisant des lubrifiants pour automobile, la récolte des fruits et légumes et de toutes les productions agricoles a été interdite dans une centaine de communes en Normandie et dans les Hauts-de-France.
Concernant ces mesures de restriction, « elles seront maintenues quoiqu'il arrive jusqu'au 11 octobre », a prévenu Olivier Degenmann, chef de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de Seine-Maritime.
« C'est aux experts, chargés de l'évaluation des risques, indépendants, de rendre un avis. C'est sur la base de cet avis que se baseront le gouvernement et les préfets respectifs de Seine-maritime, de l'Oise, de l'Aisne, du Nord et de la Somme pour lever le cas échéant les mesures », a-t-il ajouté. « Il faut être certain que tous les feux sont au vert pour lever les mesures », a-t-il martelé.
Dimanche, la ministre de la santé Agnès Buzyn avait qualifié de « très rassurantes » les premières analyses sur une éventuelle contamination des produits alimentaires par des dioxines dans la zone touchée par l'incendie.
Par ailleurs, « il y a toujours cette problématique d'odeurs : il faut que ces odeurs cessent, elles sont incommodantes, anxiogènes et déplaisantes pour toute la population », a expliqué Pierre-André Durand. Il y a « une pression mise sur les deux entreprises », à savoir Lubrizol et Normandie Logistique. « Les entreprises ont travaillé à notre demande le samedi et le dimanche (sur les sites incendiés, NDLR), c'est un travail non stop qui se déroule et nous attendons avec impatience qu'il soit mis un terme à ces désagréments olfactifs », a ajouté le préfet.
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