Après plusieurs années de stagnation, la consommation de produits biologiques repart à la hausse, une hausse permise par un contexte économique légèrement plus favorable, permettant également le retour des préoccupations autour de la santé et de l’environnement.
À l’occasion du 62e Salon international de l’agriculture, l’Agence bio a dévoilé, avec l’ObSoCo (observatoire de la société et de la consommation), les résultats de la 23e édition du baromètre annuel de perception et de consommation des produits biologiques en France.
Vers une hausse de la consommation ?
Dans son communiqué de presse, l’Agence bio affirme « les Français expriment des attentes fortes vis-à-vis de l’offre disponible. Ils souhaitent que la consommation de produits biologiques soit facilitée dans la restauration commerciale et collective, sur leur lieu de travail comme au restaurant, dans la continuité́ des objectifs portés par la loi Egalim ».
Sur l’année, 2025, la consommation de produits bio aurait grimpé de 3 à 4 % en consommation à domicile, alors que « les ventes de produits bio ont baissé de 13 % en grande distribution entre 2021 et 2024 ».
En 2025, 59 % des Français déclarent consommer des produits biologiques au moins une fois par mois, soit 5 points de plus qu’en 2024. La consommation hebdomadaire progresse également, passant de 30 % à 35 %
Pour l’Agence bio, la reprise de la demande doit être mise en perspective avec les difficultés de l’offre. Pour la première fois, le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique recule (- 0,6 %). La situation fragile de l’amont des filières, notamment de l’élevage, pourrait déstabiliser la souveraineté́ alimentaire acquise en bio ».
Les produits laitiers bio n’ont pas la cote
Dans les paniers, toutes les catégories de produits ne connaissent pas le même progrès. « Les fruits et légumes tirent la croissance, suivis par les œufs et les produits d’épicerie, la viande et la volaille. À l’inverse, les produits laitiers et les boissons sont en retrait », détaille le communiqué de presse.
Une reprise, toutes catégories de population confondues
Quels que soient l’âge, le niveau de vie, ou le profil social, la consommation de produits biologiques ne semble plus aussi affectée aux catégories « supérieures » qu’autrefois. « Les ménages connaissent un desserrement progressif de la contrainte financière, affirme l’Agence bio. 36 % des Français déclarent restreindre leurs dépenses alimentaires pour des raisons économiques, contre près de 40 % l’an passé ».
Entre confiance et freins persistants
Bien que la plupart des Français témoignent d’une perception positive du bio pour la santé et l’environnement, « les consommateurs accordent par ailleurs une confiance croissante aux acteurs de proximité, comme les petits producteurs, aux AMAP et aux petits commerçants ».
En revanche, « le prix reste le premier frein à la consommation ».
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