Biolait prévoit un déclassement de 10 % à 15 % en 2026

Article réservé aux abonnés.

Coller au plus près la collecte bio au marché, c'est ce à quoi s'efforce la coopérative américaine Organic Valley par une régulation mensuelle. Ses représentants Jim Wideberg et Tim Kline (au centre) l'ont expliqué à Biolait lors de la visite d'un de ses adhérents, la Ferme de la Rousselière (Loire-Atlantique). (©C.Hue)

Si elle atteint ce niveau de déclassement en filière conventionnelle, la SAS Biolait l’aura réduit de près de la moitié entre 2024 et 2026, bien plus par la baisse de sa collecte que par la reprise du marché bio. Elle débute l’année avec le même prix d’acompte que janvier 2025.

En 2024, Biolait a déclassé 28 % de sa collecte bio en filière conventionnelle. En 2025, c‘était 19 %. La SAS prévoit entre 10 % et 15 % en 2026. On peut parler d’un relatif retour à l’équilibre entre son offre et la demande. Il ne vient pas de la consommation des produits laitiers mais de la baisse de sa collecte : -7 % en 2025, à 227 Ml. « Le recul de notre collecte va se poursuivre cette année, indique Simon Brichart, directeur général de Biolait. Contrairement aux magasins spécialisés, la reprise de consommation n’est pas nette et franche en GMS. » En attendant, le numéro 1 de la collecte bio poursuit son remaniement interne, en particulier sur le ramassage du lait. « Chaque région est auscultée. Nous avons ainsi réorganisé des tournées dans le nord et l’est de la France, et dans le Tarn-et-Garonne soit par le recours à des prestataires soit par un changement du lieu de départ des camions. »

25 % des adhérents transforment leur lait à la ferme

Les adhérents de Biolait qui transforment une partie de leur lait à la ferme sont également concernés. C’est qu’ils représentent un poids important parmi les 1 100 exploitations membres : un quart. À partir du 1er janvier 2027, le minimum par ramassage est établi à 300 litres, contre 150 aujourd’hui, avec une participation financière forfaitaire du producteur si le litrage est inférieur. « Être collecté de son lait non transformé est un grand avantage. Les producteurs fermiers sont d’accord pour accepter des contraintes logistiques », confirme Laurent Moinet, fabricant à la ferme en Seine-Maritime et administrateur de Biolait.

Croissance à deux chiffres : c’est fini

Mieux coller la collecte à la demande du marché est sans doute le chantier auquel devra s’attaquer Biolait, comme tous les acteurs français d’ailleurs. C’est ce que lui suggèrent les représentants de la coopérative américaine Organic Valley (650 Ml et 1 400 membres) venus la visiter mi-février. « La période 2015-2020 a été dure pour nous. Nous avons désormais une régulation mensuelle par une pénalisation si la référence est dépassée, éclairent Tim Kline et Jim Wedeberg. Il ne faut pas pour autant décourager les petits producteurs. Ceux en dessous de 250 000 litres sont exemptés. » Une chose est sûre : pour Biolait, la croissance à deux chiffres, c’est fini.

460 € de prix d’acompte en janvier

Après revalorisation en janvier dernier des prix d’acompte de 2025, l’année 2025 s’est achevée à 488,57 €/1 000 l de prix moyen dans notre observatoire des prix bio et à 510 € communiqués par la SAS. La différence provient des TP et TB moyens plus élevés chez elle, qui mécaniquement augmentent le prix versé. Elle débute l’année avec le même prix d’acompte que janvier 2025 : 460 €.

Réagir à cet article
Bons plans
Aperçu des marchés
Vaches, charolaises, U= France 7,7 €/kg net -0,01
Vaches, charolaises, R= France 7,56 €/kg net -0,01

Météo

Le LPA de Mirande remporte le TIEA 2026

TIEA

Pas d’éclaircies du marché Spot en vue

Lait Spot

Tapez un ou plusieurs mots-clés...