Ils auraient dû monter sur le ring : découvrez les Aubracs sélectionnés pour le Sia

Prince, Nounours, Normande… Ils devraient être en train de briguer les titres grands champion et championne de la race Aubrac au Salon de l’agriculture. L’épidémie de dermatose bovine en a décidé autrement. Mais l’organisme de sélection a décidé de ne pas en rester là. Pour faire vivre l’Aubrac en cette semaine un peu particulière, la race met en avant les animaux sélectionnés pour le Concours Général Agricole sur ses réseaux.

À défaut de fouler le sable du ring de la plus grande ferme de France, les belles Aubrac ont défilé sous les caméras de l’organisme de sélection. Une manière pour l’OS race Aubrac de mettre en avant le travail des éleveurs, et de présenter aux amateurs de génétique les animaux sélectionnés pour le Concours Général Agricole.

Sélectionnés en catégorie vaches jeunes

TEMPETE - Earl Durand du Roc

La vache de race Aubrac Tempete représente l'élevage Durant du Roc.
La vache de race Aubrac Tempete représente l'élevage Durant du Roc. (© OS race Aubrac)

Parmi les 95 vaches de l’EARL Durand du Roc figure Tempête. Cette fille de Mignarde sur Igloo devrait actuellement être à Paris. Son petit plus ? « C’est une vache élégante avec de bonnes qualités de race », note Mathieu qui ambitionne à terme de rejoindre l’exploitation. Sans parler du « noir sous ses yeux » et des « cornes bien blanches en forme de lyre » qui font la fierté des éleveurs Aubrac. Elle peut également compter sur une belle ouverture de bassin, et une ligne de dos bien dessinée.

Au-delà de la sélection pour le Concours Général Agricole, Tempête a déjà un beau produit à son palmarès. Sarran, son premier veau, sera disponible en station au printemps.

RIHANNA - Gaec Barriol Bertrand et Anthony

La vache Aubrac Rihanna représente le Gaec Barriol
La vache Aubrac Rihanna représente le Gaec Barriol (© OS race Aubrac)

Rihanna devait représenter le Gaec Barriol cette année au Salon de l’agriculture. Cette vache de 6 ans - et son veau Belle - a été choisie pour son « élégance naturelle » expliquent les éleveurs. « C’est une vache qui a de bonnes qualités maternelles, une bonne rectitude de dos, une bonne largeur ». Mais surtout, Rihanna est une fille de Julia, tête d’affiche du Sommet de l’Élevage en 2021.

ORION : Pascal et Jérémy Mempontel

La vache Aubrac Orion représente la ferme Mempontel
La vache Aubrac Orion représente la ferme Mempontel (© OS race Aubrac )

Malgré ses 7 ans, Orion est déjà connue dans la race. « C’est une vache qui nous a toujours réussis », apprécie l’éleveur. « C’est une fille d’Imprésario, un taureau de chez Tardieu à Bélinay, que l’on a déjà présenté au Salon. Nous avons deux filles d’Orion que nous avons gardées, et un mâle qui est aujourd’hui reproducteur ».

ORCHIDEE — Gaec Dijols de Linars

Le Gaec Dijols de Linars présente la vache Aubrac Orchidée
Le Gaec Dijols de Linars présente la vache Aubrac Orchidée (© OS race Aubrac)

Orchidée aurait dû représenter le Gaec Dijols de Linars. Et ce sont ses qualités maternelles qui ont amené ses éleveurs à la mettre en compétition, le tout complété par « de belles qualités de race, avec des cornes en lyre, une belle couleur et un format très compact, avec quatre bons aplombs et une belle mixité ». « Il y a eu plusieurs concours d’annulés à l’automne, alors nous nous sommes dit qu’il était important de monter à Paris pour représenter la race ».

Orchidée présente de beaux produits, avec un veau sélectionné pour l’insémination artificielle. Seul bémol : « il s’est blessé au dernier moment… », regrettent les éleveurs.

Sélectionnés en catégorie jeune taureaux

TYPHON - Gaec Élevage Besson

Le taureau Aubrac Typhon pour l'élevage Besson
Le taureau Aubrac Typhon, pour l'élevage Besson (© OS race Aubrac)

Avec 140 vêlages sur le plateau de l’Aubrac, le Gaec Élevage Besson pensait présenter Typhon à Paris. Et le taureau a une belle ascendance, fils de Baronne, il a pour père Malicieux. « C’est un taureau qui a participé au Salon de l’agriculture en 2020 ». C’est également le dernier veau de Baronne. « Elle a beaucoup représenté notre élevage en concours. Ça nous tenait à cœur de garder son dernier veau ». Du haut de ses quatre ans, Typhon est très profond, avec des beaux aplombs. Il présente une bonne ligne de dessous avec un beau bassin.

La famille Besson est une habituée des concours. « Il y a plus de 25 ans que je vais à Paris, c’est vrai que ça me tient à cœur », poursuit l’éleveur. « Même en y allant souvent, ça fait toujours un petit quelque chose d’être sélectionné ». Sans parler de la dimension politique de l’évènement : « j’ai serré la main à tous les présidents qui se sont succédé durant mes séjours à Paris ! »

TITAN — Thierry et Quentin Vammale

Titan taureau Aubrac représente la ferme Vammale
Titan, taureau Aubrac, représente la ferme Vammale (© OS race Aubrac)

Le Sia 2026 aurait dû marquer la première participation de Thierry et Quentin Vammale. « Quand j’ai appris que j’étais sélectionné, j’étais super content ! Ça faisait plusieurs années que j’en parlais à mon père. Ça aurait été une belle expérience, un coup de pub… On aurait passé un bon moment ! », explique Quentin.

Pour cette première, les éleveurs misaient sur Titan. Ce jeune taureau, né sur le Gaec du Truc de l’homme, a eu 4 ans au mois d’août. « C’est un fils de Médiane avec Helvetique de chez Nicolas Batifol » Ses atouts ? « Un côté très racé avec un bon dos, un joli bassin, une belle tête. Et il est très très calme. Très gentil. On s’est de suite attaché, c’est un peu notre chouchou sur l’exploitation ! » Typhon a déjà brillé sur les concours : « il a fait troisième au national alors nous nous sommes dit que nous pourrions tenter Paris ».

SYMPA — Gaec Norlogues

Le taureau Aubrac Sympa issu du Gaec Norlogues
Le taureau Aubrac Sympa, issu du Gaec Norlogues (© Os race Aubrac)

Avec 200 vaches, et l’ambition d’augmenter de 50 têtes pour assurer une nouvelle installation, le Gaec Norlogues s’inscrit dans le paysage de la vente de reproducteurs. Pour sa participation au Sia 2016, il misait sur Sympa, un taureau de 5 ans. Né en Lozère au Gaec Brunel de Barres, l’animal est en copropriété avec l’élevage Causses de Merlet. « C’est un taureau qui est très compact, très profond, avec un très bon bassin. En plus de ça, il a d’excellentes qualités de race », lancent les sélectionneurs.

Ce fils d’Hermine sur Oscar est monté sur la seconde marche du podium au national, alors qu’Hermine, sa mère, a été championne à Paris.

SUPER — Maxime Delrieu

Le taureau Aubrac Super représente la ferme Delrieu
Le taureau Aubrac Super représente la ferme Delrieu (© OS race Aubrac)

Avec 160 vaches en système transhumant, Maxime Delrieu présente Super. Le taureau de 5 ans est né sur l’élevage de Bertrand et Anthony Barriol. « J’avais choisi cet animal par rapport à ses grosses qualités de bassin. C’est un taureau avec de très bonnes largeurs dans son arrière-main, un très très bon dessus derrière son épaule, solide sur ses aplombs », détaille Maxime.

Et pour cause ! Super a obtenu le prix de Championnat en 2023. « Cela fait plus de 40 ans qu’il n’y avait pas eu de prix de championnat, c’est avec fierté qu’on repartait avec Super au Salon pour essayer d’aller chercher un rappel de championnat ».

Sélectionnés en catégorie vache âgée

LAURE - Gaec de la Buge

La vache Aubrac Laure de la ferme de la Buge
La vache Aubrac Laure, de la ferme de la Buge (© Os race Aubrac)

D’origine Dolby, cette fille d’Héritier devait représenter le Gaec de la Buge à l’occasion du Sia 2026. « La vache à 10 ans d’âge et un veau d’un peu plus d’un mois. Elle est bien typée, avec de belles cornes et une belle robe. Ca aurait été une fierté de monter à Paris avec elle, pour la présenter et pouvoir comparer notre élevage », explique l’éleveuse.

NOSTALGIE — Earl de Rascouper Bas

La vache Aubrac Nostalgie de la ferme Rascouper Bas
La vache Aubrac Nostalgie, de la ferme Rascouper Bas (© OS race Aubrac)

« Nostalgie est une vache de 9 ans, qui a participé au Sommet de l’élevage et différents concours départementaux », explique Géreau Cussac. « Elle a terminé première de section à Paris il y a deux ans ». Son petit plus ? Une morphologie harmonieuse et racée. « Elle a un beau bassin, beaucoup d’allure et de prestance quand elle marche ». À cela s’ajoute de bonnes qualités maternelles, et un IVV toujours autour de 365 jours.

La vache n’en est pas à son coup d’essai. « Je me souviens de son passage à Cournon », note la fille de Géreau. « C’est une vache facile à manier, mais qui a son petit caractère ? Elle nous avait échappé à la sortie du Zénith ! Bien sûr, nous l’avons tout de suite rattrapée ».

NORMANDE — Céline Batut

La vache Aubrac Normande de l'élevage Batut
La vache Aubrac Normande, de l'élevage Batut (© OS race Aubrac)

Installée à la suite de ses parents depuis 2025, Céline Batut est à la tête de 80 mères, dont Normande. Contrairement à ce que son nom indique, Normande est née dans l’Aveyron. Cette vache de 9 ans en est à son septième veau. « Nous l’avons choisie pour Paris parce qu’elle correspond aux critères de la race Aubrac. Elle a quatre très bonnes pattes, un bassin large, elle correspond bien aux couleurs de la race, et s’adapte bien en société ».

L’éleveuse a déjà présenté Occitane il y a deux ans au Salon de l’agriculture. Après Normande, « il faudra trouver une autre région de France pour revenir à Paris », plaisante Céline.

MOUSQUETTE — Gaec Élevage Cussac Fouillet

La vache Aubrac Mousquette de l'élevage Cussac Fouillet
La vache Aubrac Mousquette de l'élevage Cussac Fouillet (© OS race Aubrac)

Dans le Cantal, cette exploitation de 100 vaches laitières et de 40 mères Aubrac présente Mousquette et son veau Bastille. « C’est une fille de Fresat et de Bastille », précisent les éleveurs. « C’est la vache phare de l’exploitation. On voulait la présenter à Paris pour sa morphologie : son dessus, ses aplombs, son bassin et son avant-main. Il a aussi une esthétique particulière, il est bien maquillé… », détaille l’agriculteur.

Sélectionnés en catégorie taureau d’âge

NOUNOURS — Gaec Benoit

Le taureau Aubrac Nounours du Gaec Benoît
Le taureau Aubrac Nounours, du Gaec Benoît (© OS race Aubrac)

En Ardèche, Marc Benoît élève 98 mères aubracs avec son père et son frère. Pour représenter la ferme à Paris : Nounours, qu’un jeune garçon présente au micro de l’OS Aubrac. « Il a 9 ans, il est né chez Valette en Aveyron. Son père c’est Galant, sa mère c’est Influence », déclame le jeune homme. Ses points forts ? « Sa qualité de race, sa profondeur de poitrine, son caractère, son élégance et sa rusticité ». D’autant que Nounours est sympathique ! « Quand on le change de place, j’aime bien monter sur son dos », insiste le jeune passionné.

REGIONAL — EARL Niel

Le taureau Aubrac Regional de Serge Niel
Le taureau Aubrac Regional de Serge Niel (© OS race Aubrac)

Éleveur de 85 mères sur le plateau de l’Aubrac, Serge Niel misait sur Regional pour représenter sa ferme à Paris. Né sur l’exploitation, ce fils de Montagne provient d’un taureau passé en station de sélection. « Il a un parcours exemplaire », apprécie Serge. « Jeune, il est passé en station pour l’insémination artificielle. Il a un fort développement, un gros potentiel squelettique et un beau potentiel laitier par sa mère et sa grand-mère ». Pour l’éleveur, la sélection pour le Salon de l’agriculture était une véritable fierté, offrant l’occasion de défendre le nom de son élevage, et se comparer.

NARQUOIS — Gaec Élevage Vidalenc

Le taureau Aubrac Narquois du Gaec Vidalenc
Le taureau Aubrac Narquois, du Gaec Vidalenc (© OS race Aubrac)

Jean-Marie Vidalenc, en société avec son fils Lilian dans le Cantal, présente Narquois. Le taureau de 9 ans est né au Gaec Guibal frères dans le Cantal. « On a décidé de monter ce taureau pour notre 26ème participation au Sia. Il a une très bonne profondeur de poitrine, il est très tendu dans son dos avec de très bonnes largeurs », explique le sélectionneur.

« On essaie d’aller à Paris autant que possible pour promouvoir notre élevage, et partager notre savoir-faire avec le grand public ».

PRINCE — Earl Bos Thierry Gaec Bos de Cropieres

Le taureau Aubrac Prince des frères Bos
Le taureau Aubrac Prince, des frères Bos (© OS race Aubrac)

En copropriété entre l’EARL Thierry Bos, et le Gaec Bos de Cropieres, Prince est né sur l’exploitation. C’est un fils du taureau Hermès, acheté à la famille Ramon. « Je me souviens bien de cette vente, il y avait beaucoup d’émotion. Il venait d’être pointé 84 par le Herd-Book. Je n’ai pas souvenir qu’il y en ait eu de ce niveau pas la suite », se remémore Thierry Bos.

Hermès a donné de beaux produits sur la structure, dont Prince, sacré champion à Cournon en 2019. « C’est un taureau qui marche très bien, avec un beau gabarit, plutôt gros, mais qui a encore sailli une quarantaine de vaches en 2025 ».

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