A la télévisionLactalis, Sodiaal : Cash Investigation à l'assaut des géants laitiers

| AFP

Mais où est passé l'argent du beurre ? Cash Investigation dévoile mardi sur France 2 une enquête sur le partage des bénéfices dans l'industrie laitière, entre les éleveurs et deux groupes français, Sodiaal et Lactalis, ce dernier en plein scandale de la salmonelle.

Cash Investigation sur les géants du laitL'enquête de Cash Investigation diffusée mardi 16 janvier s'intitule : "Produits laitiers, où va l'argent du beurre ?". (©Compte Twitter Cash Investigation)

Alors que les États généraux de l'alimentation - dont l'un des objectifs était de mieux rémunérer les producteurs - se sont conclus fin décembre, le magazine présenté par Elise Lucet contribue à la réflexion en montrant les pratiques financières plus ou moins opaques des industriels, ainsi que la course « au gigantisme ».

A l'origine de ce numéro intitulé Produits laitiers, où va l'argent du beurre ?, diffusé à 20h55, se trouvent les manifestations contre Lactalis à l'été 2016, lors desquelles les éleveurs réclamaient une revalorisation du prix du lait.

Interviewé sur le plateau en fin d'émission, Michel Nalet, porte-parole de Lactalis, s'engage à ce qu'à l'avenir « le coût de production (soit) intégré dans le calcul du prix du lait ». Rattrapé par l'actualité, Michel Nalet est par ailleurs longuement interrogé sur l'affaire des laits infantiles contaminés dans laquelle est actuellement prise l'entreprise.

L'enquête, produite par Premières Lignes et menée pendant plus d'un an par le journaliste Jean-Baptiste Renaud, s'interroge sur un paradoxe : le marché du lait se porte bien - il est évalué, selon le magazine, à 27 milliards d'euros par an en France - mais les petits producteurs peinent à sortir la tête de l'eau.

Si l'émission démarre avec le numéro un mondial des produits laitiers, Lactalis, pour dénoncer notamment la façon dont il traite les éleveurs avec lesquels il travaille ainsi que la non-publication par l'entreprise de ses comptes annuels - une obligation légale - l'attention se porte assez vite vers un acteur moins attendu : une coopérative.

« Des centaines de millions d’euros en réserve ? »  

L'exploration des comptes de Sodiaal (Candia, Yoplait, Entremont...), numéro deux du secteur en France, révèle selon Cash Investigation un enchevêtrement de filiales, similaire à ce qui se pratique dans de grandes sociétés privées, et permettant au groupe de garder en réserve des centaines de millions d'euros, alors que dans le même temps la coopérative affirme reverser tous ses bénéfices à ses 20.000 éleveurs sociétaires.

L'émission se penche également sur les choix stratégiques encouragés par Sodiaal, poussant les éleveurs vers une production toujours plus grande de lait. A la clé : de coûteux investissements qui se révèlent en définitive peu rentables. Le magazine se rend enfin en Nouvelle-Zélande, où le groupe Fonterra fixe à lui seul le cours du lait et où le modèle productiviste a été poussé à son paroxysme, au prix de rivières asséchées et d'éleveurs endettés.

Réserves de la rédaction de Terre-net Média
(publiées avant diffusion de l'émission)
 
Nous avons décidé de diffuser cette dépêche de l’agence France presse (AFP) car le sujet mérite a priori d’être vu. Mais la rédaction ne cautionne pas pour autant certaines méthodes d'Élise Lucet lors d'émissions précédentes tournées à charge ou/et de manière orientée. Charge à chacun de faire preuve de recul sur ce qu’il voit et de se faire sa propre opinion.
L’équipe de rédaction


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DÉJÀ 53 RÉACTIONS


PATRICE BRACHET
Il y a 33 jours
Lors de la création de l op c est ce que j avait demandé à mes collègues je suis passé pour un c.... aujourd’hui sunlait a un ttrain de vie au dessus des moyens des producteurs Pour info il faudrait doubler la cotisation pour joindre les 2 bouts La dernière étude en date 6000€ 20000€ a cerfrance pour une étude 50000€ à un cabinet de spécialistes je ne sais qui les conseillent mais franchement on est riche les producteurs !ah j oublié un animateur national plus un par op qui dit mieux Si certains qui sont à sunlait me trouvent debile qu il se renseignent pire que les coops !
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titian
Il y a 33 jours
Tenez je remet l'ancienne contribution de ce collègue disparu :

Padel 50 a écrit :

Les producteurs devraient investir dans 2 choses :
- des experts comptables , pour connaitre les réalités économiques dans les coops, et les privés ( pour ceux qui sont cotés en bourse et dont les résultats sont publiés ) et , que les producteurs en tiennent compte au moment de la votation.
- des négociateurs professionnels , connaissant toutes les ficelles de le négociation.

Divisé par le nombre de producteurs , cela ne coûterait pas très cher a chacun ( surement moins que certaines CVO qui profitent plus aux transformateurs qu'aux producteurs ).
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PATRICE BRACHET
Il y a 33 jours
Mal réveillé j ai sauté une ligne : il faut lire: vos collègues vous disent : t occupe on gère ! Je suis un vieux syndicaliste bénévole et je crois qu un jour il va falloir avoir deux objectifs : 1 les industriels 2 nos collègues qui ne se sentent plus pisser tellement qu’il ont la tête gonflé ! Désolé mais on le vis tout les jours Avant l op si cela n allait pas il y avait 300 types devant la laiterie maintenant il y’a 3ou 4 collègues en tenue de ville dans des bureaux parisiens moralité ;pas de risque de prendre une rasade de lisier !!!!
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PATRICE BRACHET
Il y a 33 jours
Tout à fait cela en dit long sur le fonctionnement de la coop : Le seigneur et les cerfs On a envoyé le document au seigneur ils qu à l’expliquer aux cerfs Vous voyez je me doutais d un truc comme ça Ne vous inquiétez pas avec les op on devrait devenir pareil à part que nos collègues pour le moment vous disent on est vraiment minable les laitiers et cette politique des op elle est demandé dans les EGA !!!!
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titian
Il y a 34 jours
Patrice pour ma part pas de mail reçu.
Après je ne fais pas partie du public à cibler prioritairement, je ne crois avoir été dupe un jour avec la propagande de la coopération de taille critique, plus vraiment producteur d'avenir à 45 piges non plus, tendance immobiliste, limite décroissant.
Comme souligné par un collègue sur le forum, cerise sur le gâteau, le courrier a été rédigé par une agence de communication spécialisé sur les situations de crise, ça en dit vraiment long....
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PATRICE BRACHET
Il y a 34 jours
Stéphane vous vous voyez bien j ai demandé aux éleveurs Sodiaal de répondre à la question sur ce site zéro réponse Si d ici ce week-end on n a pas de réponse je vous écrirai mon idée vous verrez je ne serai pas loin de la vérité Après faut pas crier au loup !!!!
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PATRICE BRACHET
Il y a 34 jours
Ce n est pas la journaliste qui nous intéresse ( malgré un bon sujet) c est d échanger à ce sujet cdl
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steph72
Il y a 34 jours
Mais moi je doute de la sincérité du patron de Sodiaal,du directeur de com de Lactalis et de la presidente de la FNSEA...
Beaucoup de producteurs connaissant le sujet on sait très bien que dans la filière de l'argent il y en a mais il n'est pas redistribué aux eleveurs c'est ça le but du reportage.
Si vous avez lu le livre les cartels du lait comme moi vous devriez le savoir.
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tell14
Il y a 34 jours
bon ok vous avez fait une petite boulette en partant trop vite et sans avoir vu le reportage.en revanche vous n osez pas remonter l article en une pour que beaucoup de visiteurs puissent mettre un commentaire.vos articles de une ne font pas recette(1 ou 2 avis)alors que nous sommes deja a 47 sur ce sujet.
ne sagit il pas d une forme d autocensure ?
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Commentaire de la rédaction
Il y a 34 jours
Nous intervenons le moins possible dans les commentaires, que nous considérons comme un espace d’échange pour les lecteurs.

Pour répondre à vos interpellations sur nos réserves émises à propos de Cash investigation :
- elles ont été écrites AVANT l’émission. Nous avons d’ailleurs précisé « le sujet mérite a priori d’être vu » car nous sommes conscients des dérives dans le monde laitier. Ceux qui nous suivent régulièrement savent combien nous sommes attachés depuis toujours à la défense des éleveurs et au pluralisme des idées.
- mais nous ne cautionnons pas les méthodes de cette émission trop souvent tournée à charge ou de façon orientée. Parmi les nombreux exemples, rappelez-vous ses charges mensongères contre l’agriculture et les nombreuses réactions de type "agriculteurs pollueurs". L’émission avait d’ailleurs été rappelée à l’ordre par le CSA pour avoir clamé "97 % des aliments que nous consommons contiennent des résidus de pesticides" alors que l’étude Efsa citée montre exactement l’inverse : seuls 3 % des aliments (2,6 % exactement) contiennent des résidus de produits phytosanitaires au-dessus des limites légales (1,4 % pour les aliments produits dans l’Union européenne, 5,7 % pour les denrées importées hors UE). « Ce type d’émission est du terrorisme médiatique » avait alors réagi l'un de nos lecteurs, Rémi Dumery, céréalier.

Laissons la parole finale à un éleveur lecteur de Web-agri.
Voici ce que nous a écrit Yann à propos de l’émission et de notre réserve :
« Je doute de la sincérité de cette femme. Aujourd'hui elle est plutôt "avec" et demain elle pourra être "contre" si polémique elle peut créer... On sera probablement d'accord avec elle sur ce sujet puisqu'elle frappe ceux qui nous écrasent... mais cela n'a pas toujours été le cas... »
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