La fin des quotas en avril prochain accélérera la concentration de l’élevage laitier français. Celle-ci est déjà bien amorcée au Danemark, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas par exemple. Ces trois pays donnent une image des marges d’évolution à laquelle la France n’échappera pas complètement.
Lors de son intervention aux journées 3R de l’Idele-Institut de l’élevage les 3 et 4 décembre derniers, Christophe Perrot, chercheur, a présenté quelles seront les trajectoires d’évolution des exploitations laitières à partir de 2015.
« Actuellement, seules 16 % des vaches laitières françaises sont élevées dans des exploitations en ayant plus de 100 contre plus de 80 % en Grande-Bretagne. En 2020, elles pourraient être 32 %. » Les effectifs des troupeaux de vaches dans les exploitations agricoles en zone de montagne resteront plus faibles qu’en zone de plaine. Par ailleurs, la diversité des surfaces fourragères et herbagères conduira des éleveurs à conserver des troupeaux de vaches allaitantes ou à élever des jeunes bovins pour valoriser des surfaces fourragères difficilement mobilisables pour la production de lait. Conserver son portefeuille de Pmtva pourrait aussi être un atout pour maintenir un troupeau de bovins viande et diversifier quelque peu son revenu.
Nouveau mouvement de concentration de la production laitiere
Résultat, la fin des quotas conduirait, par ricochet, à un redéploiement des effectifs des troupeaux de bovins viande sans que cela ne se traduise par une baisse importante des effectifs d’animaux.
C’est l’assouplissement du régime des quotas à partir de 2005, avec, entre autres, l’accroissement annuel des références allouées, qui a généré un nouveau mouvement de concentration de la production laitière. Elle a globalement augmenté de 10 % depuis 2006 mais elle a diminué de 22 % dans le Sud-ouest.
La taille des exploitations a été déterminante pour expliquer comment s’est opérée cette redistribution. A ce jour, le quart des exploitations laitières de plus de 700.000 l ont augmenté leur volume de près de 40 % depuis 2008. La production a crû plus vite dans les exploitations qui étaient déjà les mieux dotées. Mais aussi davantage en zone de plaine (+ 47.000 l) qu’en zone de montagne (+ 26.000 l). Ce redéploiement a aussi été conditionné par des facteurs géographiques. Il est moins prononcé évidemment dans les zones d’excédents structurels (Côtes bretonnes) en azote.
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