https://www.dailymotion.com/video/x91qnq8Cliquez pour lancer le reportage sur la ferme de Grégoire Forzy
Pour des raisons agronomiques, Grégoire Forzy récupère 400 tonnes de menues pailles derrière sa moissonneuse-batteuse. Après avoir songé à les brûler pour en faire de l’énergie thermique, l’agriculteur a préféré tirer parti de leur bon pouvoir méthanogène. Avec une production annuelle de 1.000 tonnes de fumier pailleux, il suffisait alors de trouver un peu de graisse issue de l’industrie et quelques déchets verts pour fabriquer du biogaz. Il a alors fait appel à la société Valogreen pour réaliser une unité de 75 KW électrique qui puisse fonctionner sans apport de lisier. La vente d’électricité à Erdf devrait apporter un chiffre d’affaires de 120.000 euros par an.
Minimiser les coûts
« Notre objectif est de concevoir de petites unités de méthanisation à la ferme allant de 50 à 100 KWh à coût accessible pour les agriculteurs, notamment pour les projets individuels », explique Thomas Delacour, président de la société Valogreen. Pour cela, le concept minimise les coûts liés au terrassement et aux bétons avec notamment un digesteur construit à partir d’un silo-tour à céréales en galva.
L’unité de méthanisation mise en place par Valogreen se compose de huit éléments principaux :
- Une préfosse de digestion pour incorporer les substrats
- Un petit silo pour stocker la graisse végétale
- Un digesteur fait à partir d’un silo à céréales en galva
- Un local technique
- Un container isolé abritant le cogénérateur qui brûle le biogaz pour produire de l’énergie électrique et thermique
- Une plateforme de traitement du digestat avec un séparateur de phases (liquide/solide)
- Un container pour le réseau d’eau chaude
- Un réseau de chaleur en tuyaux d’eau chaude isolés qui alimente les maisons d’habitation
Pour valoriser au mieux la chaleur et obtenir l’intégralité de la prime à l’efficacité énergétique, les exploitants souhaiteraient aménager un séchoir pour drèches de brasserie l’an prochain.
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