Gros bovins de boucherie
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Analyses du marché Gros bovins de boucherie
Bovins de boucherie - 30/01/2026
L'analyse du 30/01/2026 est réservée aux abonnés. Toutefois nous vous proposons l'analyse du 22/01/2026.
Avec le vrai coup de froid de ce début d'année, la charge vectorielle favorable à la dissémination des épizooties (FCO, MHE) a été fortement amoindrie.
Conjoncture – Le recul de ces maladies est notoire sur le grand ouest, face à une forte mobilisation des éleveurs qui ont vacciné leurs troupeaux. Cela ne veut pas dire que ces maladies sont éteintes et les efforts doivent se poursuivre, car tous les éleveurs qui ont été touchés par ces maladies en connaissent les conséquences dramatiques sur leurs troupeaux. Le ministère de l’Agriculture et les GDS, insistent à ne pas baisser la garde. Du côté de la DNC, aucun nouveau cas n’a été déclaré depuis le 4 janvier, ce qui démontre l’efficacité du triptyque (dépeuplement des foyers détectés, restriction de mouvement et vaccination globale des zones susceptibles d’être atteintes). La contestation d’une partie des éleveurs reste néanmoins très forte envers la gestion de cette maladie, car ce sont eux les premières victimes. Mais force est de constater que les mesures sont efficaces avec la levée de la zone réglementée de Bourgogne-Franche-Comté, soit 45 jours après le dernier cas détecté. Ce passage en zone vaccinale permet une reprise des mouvements d’animaux vers la zone saine, mais également à l’export avec des contraintes drastiques qui limitent, dans les faits, le nombre d’animaux éligibles. Ces zones vaccinales sont établies pour une durée de 14 mois pour les départements sortis de zone réglementée et de 8 mois pour ceux qui ont opté pour une vaccination volontaire. Les éleveurs en ont donc pour de longs mois à subir les restrictions commerciales, en espérant que cette maladie soit éteinte.
Du côté espagnol, le dernier cas remonte au 7 janvier dans une ferme très proche de la frontière française. Les mesures de traitement de cette maladie sont identiques à celles prises en France, avec une situation qui évolue favorablement. Néanmoins, il n’y a toujours pas d’accord bilatéral avec l’Espagne sur la possibilité d’exporter des animaux des zones vaccinales.
Si on recentre la focale sur l’élevage français. Les projections de l’Idele pour 2035 annoncent une réduction persistante des cheptels laitiers et allaitants. Les éleveurs, les négociants et les industriels le constatent tous les jours que ce soit dans le secteur laitier ou allaitant. Ces réductions de production n’intègrent pas les pertes induites par le nombre important de génisses et de vaches qui ne sont pas pleines, en conséquence des épizooties de FCO. Dans certaines exploitations, le renouvellement du cheptel est compromis avec des éleveurs qui recherchent des génisses et des vaches pleines sur le marché (très peu disponibles). La DNC a cependant permis un effet bénéfique sur le marché : celui de renationaliser le commerce des veaux pour la production de jeune bovin. Les industriels et les opérateurs commerciaux ouvrent dans ce sens pour contenir l’érosion de la production et maintenir des flux nécessaires aux abatteurs pour qu’ils continuent de proposer demain de la viande française à une population, qui a montré un large soutien aux éleveurs lors des derniers mouvements de protestation.
Vaches allaitantes - 30/01/2026
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Sur le marché de la viande bovine, les achats de la fin janvier sont peu soutenus avec des budgets serrés après les fêtes de fin d’année. Néanmoins, les conditions climatiques sont favorables aux viandes à mijoter alors que les industriels se voient obligés de proposer des pièces nobles avec des concessions sur les prix, car il n’est pas dans leurs intérêts d’avoir trop de stock au regard du prix de ces produits. De nombreux consommateurs achètent de la viande sur les actions promotionnelles, et c’est le porc qui remporte la mise en ce moment avec des tarifs très compétitifs. La demande reste ancrée sur les viandes transformées avec le steak haché frais en première ligne. Néanmoins, les statistiques démontrent une très grande variabilité de la demande entre le début et la fin du mois pour des raisons budgétaires.
L’animation commerciale de ce début d’année est le reflet de ce qui se passe dans les campagnes où l’offre est de moins en moins abondante dans les femelles de race à viande. En ce qui concerne les laitières, même si la tendance de l’offre est baissière à court terme, le décalage des sorties engendrées par l'épisode neigeux permet de satisfaire les besoins du moment. Dans le domaine des bonnes femelles de cheville pour la boucherie traditionnelle, l’équation est de plus en plus difficile à résoudre face à l’accroissement permanent des prix. La filière limousine label a été fortement impactée en 2025, avec des distributeurs ou bouchers qui se détournent de ces produits face à des tarifs qu’ils ne peuvent ou ne veulent pas répercuter aux consommateurs. Néanmoins, malgré une demande en repli, la modestie de l’offre maintient une grande fermeté des prix pour les génisses et jeunes vaches Aubracs, Parthenaises, Limousines, Charolaises ou les Blondes d’Aquitaine de qualité bouchère. La commercialisation est fluide dans les Charolaises et l’ensemble des femelles R de conformation dont les tarifs progressent toujours. La vente est plus fluide dans les allaitantes d’entrée de gamme qui assurent les volumes pour la viande hachée de race à viande.
Vaches laitières - 30/01/2026
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Les industriels présentent un recul des disponibilités à court terme, mais ils se disent couverts pour la semaine. La dynamique commerciale est dictée par la nécessité de maintenir une charge de travail pour les unités de transformation, tout en adaptant les volumes aux commandes en cours. Le commerce est régulier avec des tarifs qui se stabilisent après la légère hausse de la semaine passée. Le marché observe également une orientation positive des prix chez nos voisins européens. La demande est suivie dans les taureaux avec des tarifs fermes.
Jeunes bovins - 30/01/2026
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L’animation commerciale reste très favorable, face à une offre juste suffisante pour couvrir la demande à l’export. Les tarifs continuent leur progression, ce qui n’est pas sans poser de problème, pour les viandes qui restent sur le marché intérieur, notamment dans le secteur des viandes halal avec le ramadan qui se profile dans un mois.
Prix de référence
Les tarifs référents sont établis à partir d'une sélection des grands marchés représentatifs pour les races et les catégories définies ci-dessous.