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Analyses du marché Gros bovins de boucherie

Bovins de boucherie - 20/03/2026

L'analyse du 20/03/2026 est réservée aux abonnés. Toutefois nous vous proposons l'analyse du 06/03/2026.

Le discours reste immuable, à chaque salon de l'agriculture, les acteurs politiques demandent aux Français de manger français.

Conjoncture – Comme à chaque fois, le salon de l’agriculture sert de vitrine et de tribune politique pour faire des annonces. Ce n’est pas la première fois et ne sera sans doute pas la dernière pour que les responsables politiques annoncent le renforcement de la consommation de produits français dans les différentes strates sur lesquelles ils pensent avoir la main.

Comme à chaque fois, des accords sont signés, mais force est de constater que cela ne représente que des volumes limités.

La ferme France est riche de son savoir-faire, mais ce salon sans bovin semble comme un signe de la situation dans les campagnes. La décheptelisation se poursuit avec de nombreux éleveurs qui prendront leurs retraites d’ici 2030. Le renouvellement des générations est trop faible, même si des efforts importants sont mis en œuvre. Les prix rémunérateurs sont un atout avec des revenus qui seront enfin à la hauteur des espérances, mais la contrepartie se mesure en milliers d’euros d’investissement. Cependant, il vaut mieux investir plus dans un projet rémunérateur, que peu d’argent dans un qui en perd.

Recentrer la consommation sur la viande française est une vue de l’esprit très politique, quand un pays n’est pas autosuffisant. Les importations massives de poulets, de viande ovine ou bovine n’en sont que le révélateur. La France n’est pas la seule dans cette situation. Nos voisins souffrent du même mal, avec des productions qui ont trop longtemps été utilisées comme source inépuisable à bas prix. Ce temps est révolu. Depuis début 2025, les courbes des prix à la production bovine sont en constante progression. Cette date marque une étape majeure dans la situation commerciale. Nous sommes passés d’un marché poussé par l’offre à un marché tiré par la demande. Les industriels ont complètement revu leurs stratégies. Fini l’époque où les vaches étaient considérées comme un sous-produit du lait. L’évolution de la consommation vers plus de produits transformés, et des ressources qui ne sont plus aussi abondantes ont révolutionné la façon d’aborder le commerce. Les abatteurs doivent séduire pour assurer des volumes à leurs outils de transformation. Cela passe par le prix, mais également par des investissements dans les structures de négoces. Chacun cherche à renforcer ses positions, quitte à affaiblir le voisin. Pas de place pour les faibles, dans ce monde d’hyperconcurrence.

La maîtrise des prix reste un sujet majeur, car si une juste rémunération des éleveurs est maintenant actée, c’est la limite acceptable par le consommateur qui est maintenant en jeu.

L’Europe est un grand producteur de viande, mais c’est surtout un marché rémunérateur pour les plus gros acteurs du marché. L’agriculture sert encore de levier pour développer des accords commerciaux industriels ou de services.

La position de l’Europe sur la mise en place provisoire de l’accord avec le Mercosur (malgré le vote négatif du parlement européen), en est la révélation. Les éleveurs français se font marcher dessus. Comment donner des signes positifs à une profession quand on ouvre le marché dans le dos des éleveurs à une concurrence non maîtrisée ?

Vaches allaitantes - 20/03/2026

L'analyse du 20/03/2026 est réservée aux abonnés. Toutefois nous vous proposons l'analyse du 06/03/2026.

Les ventes de ce début de mois dans les magasins sont assez favorables avec une communication sur la viande bovine française, qui a été renforcée lors du salon de l’agriculture. Ce dernier a également permis le rapprochement ou le renforcement de certaines structures RHF vers un approvisionnement en viande française (Métro, les Crous universitaires…). Le décalage entre le recul de la consommation et une production qui s’érode rapidement fait que l’on veuille ou non, un appel d’air pour l’import même si les écarts de prix sont beaucoup moins attractifs.

Le plus gros problème est la répercussion des hausses à la production sur le panier de la ménagère, et l’acceptabilité de ces prix.

Sur les marchés ou en livraison directe dans les abattoirs, l’offre est insuffisante pour couvrir une demande qui se rétracte après le réapprovisionnement des magasins avec la fin des vacances d’hiver. Les abatteurs sont dans une position très inconfortable et peinent à maîtriser les prix sur un marché de libre-échange. Le commerce reste fluide avec des tarifs qui se stabilisent après les hausses de ces dernières semaines dans les bonnes femelles Parthenaises, Blondes d’Aquitaine, Limousines, Aubracs ou Charolaises. Dans les Charolaises et les autres races allaitantes R de conformation, l’équilibre offre/demande est également favorable à la reconduction des prix.

Vaches laitières - 20/03/2026

L'analyse du 20/03/2026 est réservée aux abonnés. Toutefois nous vous proposons l'analyse du 06/03/2026.

Le niveau de la demande en viande transformée se renforce sur ce début de mois, alors que les volumes de vaches restent bas. L’import reste indispensable, mais n’influe plus sur les prix.

Les volumes traités par les abattoirs sont faibles, avec une concurrence toujours très forte dans les campagnes, même si chacun cherche au maximum à sécuriser ses approvisionnements. Les abatteurs qui sont adossés à des groupes de distribution ou les gros opérateurs ont fait passer des hausses dans le secteur aval pour absorber la forte inflation des prix dans les fermes. La hausse perdure dans les vaches Prim’Holsteins, Normandes ou Montbéliardes. Le manque de minerai se traduit par une très forte demande dans les taureaux de réformes.

Jeunes bovins - 20/03/2026

L'analyse du 20/03/2026 est réservée aux abonnés. Toutefois nous vous proposons l'analyse du 06/03/2026.

L’activité commerciale est plus calme, avec un commerce moins soutenu vers l’Italie ou sur la Grèce avec le carême orthodoxe qui se déroule du 23 février au 3 avril. Le non-renouvellement du contrat vers la Turquie est également un frein à la demande. La couverture de la demande est un peu plus facile pour les abatteurs, qui en profitent pour stabiliser les prix (voire appliquer quelques baisses) après l’inflation de ces dernières semaines. Le marché reste néanmoins porteur, au regard des tarifs pratiqués chez nos voisins européens.

Prix de référence

Les tarifs référents sont établis à partir d'une sélection des grands marchés représentatifs pour les races et les catégories définies ci-dessous.

Prix moy. Var.
Génisses, Charolaises, U=
20/03/2026, €/kg net
7,79 =
Prix moy. Var.
Jeunes bovins, charolais, R=
20/03/2026, €/kg net
7,37 -0,01
Prix moy. Var.
Jeunes bovins, charolais, U=
20/03/2026, €/kg net
7,53 -0,01
Prix moy. Var.
Vaches, charolaises, R=
20/03/2026, €/kg net
7,57 -0,01
Prix moy. Var.
Vaches, charolaises, U=
20/03/2026, €/kg net
7,72 =
Prix moy. Var.
Vaches, montbéliardes, O+
20/03/2026, €/kg net
6,75 =
Prix moy. Var.
Vaches, normandes, O+
20/03/2026, €/kg net
6,75 =
Prix moy. Var.
Vaches, prim'holsteins, P+
20/03/2026, €/kg net
6,38 +0,02
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