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Paroles de lecteursFaut-il irriguer le maïs, donc créer des réserves d'eau ?

| par | Terre-net Média

Certains lecteurs de Web-agri estiment que l'irrigation du maïs, grain comme fourrage, et la création de retenues collinaires sont indispensables, d'autres que cette culture ne convient pas à tous les sols et ne peut pas être implantée partout. De même, pour plusieurs d'entre vous, cette plante est « extraordinaire » alors que pour quelques-uns, elle est « pauvre en tout sauf en énergie ».

paroles de lecteurs web agri retenues d eau irrigation maisLes lecteurs de Web-agri réagissent ici au reportage réalisé chez Philippe Ducept, éleveur laitier en Vendée. (©Nathalie Tiers) 

Patrice Brachet : « L'eau, c'est la vie donc en faisant une retenue collinaire, on pérennise la production de maïs, et par conséquent la production laitière des vaches. Je demande combien d'années d'étude il a fallu pour que cette initiative voit le jour et le pourcentage d'aides que les éleveurs ont perçu. » 

débutant : « Exact, il va falloir une prise de conscience sur ce sujet et surtout faciliter les projets de réserve car sans eau, pas de fixation de carbone ! Il faut donc lever tous les blocages. Il y a beaucoup de non-sens avec l'écologie !! »

Massol : « (...) Le maïs est-il indispensable comme ingrédient principal de la ration des vaches laitières ? Replantez des haie, recréez des micro-climats et ensuite adaptez votre production à votre exploitation. Visez l’autonomie fourragère optimale, ne confondez pas chiffre d’affaires et revenu et arrêtez de jouer à qui produira le plus de lait ! »

Patrice Brachet : « Je le répète, une retenue collinaire, c'est la vie, la biodiversité, un coin de paradis pour la faune sauvage et auxiliaire ! Massol, je ne sais pas si tu es le vrai Massol mais sache qu'il y a des endroits où le stockage de l'eau devient indispensable. L'exemple n'est peut-être pas adéquat pour la majorité d'entre vous mais avec du méteil, de la luzerne pour les protéines et du maïs comme correcteur énergétique, puis un peu de colza ou de drêche, le tour est joué. Une réserve d'eau en plus, c'est la tranquillité par les temps qui courent... »

Peut-on cultiver du maïs partout ?

steph72 : « Sauf que les agriculteurs veulent faire des rendements de 18 t/ha. L'irrigation est indispensable dans les sables car tu ne peux rien récolter sans eau. Dans les autres sols, tu peux t'en passer. On oublie trop souvent de favoriser l'enracinement du maïs. Or quand il y a une bonne vie du sol, il sèche beaucoup moins et a moins besoin d'eau. »

Patrice Brachet : « Steph, avant de parler de vie du sol, il faut le respecter et là cher collègue, quand tu n'as que quelques centimètres de terre, si fertiles soient-ils, un apport d'eau améliore bien les choses ! »

steph72 : « Et bien, je ne mets pas de maïs dessus, c'est logique. Tout le monde veut cultiver de tout partout, y compris dans les fonds humides ou les argelettes. Le maïs est une culture qui coûte trop cher pour qu'on la plante n'importe où !! »

Sur le même sujet, retrouvez le Paroles de lecteurs : La guerre de l'eau s'est aussi déclarée dans les commentaires

Patrice Brachet : « Steph, on peut cultiver du maïs à peu près partout sauf dans des sables, je suis d'accord. Par contre, même en petite terre légère, le maïs est en forme. Avec de l'irrigation, on peut dépasser les 100 q et là je te rejoins, il faut un sol qui fonctionne. »

Une plante pauvre ou bien extraordinaire...

Massol : « Le maïs est une plante pauvre en tout sauf en énergie. Nous en avons semé pour la dernière fois en 2005. C’est bizarre, mais notre EBE est corrélé négativement avec la surface cultivée en maïs. Plus on la réduit et plus il augmente. »

Titian : « Le maïs est une plante extraordinaire : peu d'intrants, peu d'eau par rapport au rendement, une grosse productivité, beaucoup de paille pour l'agronomie. Elle souffre juste de nombreux excès, mais elle sauvera l'humanité comme ose le dire Schreiber. »

Patrice Brachet : « Je ne vais pas me faire l'avocat du diable mais il y a des élevages maïs/soja avec des EBE excellents. On a délaissé cette formule pour des raisons éthiques, de santé des animaux et surtout des consommateurs (ratio oméga 6/oméga 3). On est un peu zinzin avec le méthane, car le couple maïs/soja favorise son émission. N'empêche que, par les temps qui courent, pouvoir arroser ses cultures est une chance qu'il faut saisir si elle se présente à vous ! »


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DÉJÀ 3 RÉACTIONS


s85
Il y a 144 jours
investir dans l'irrigation pour faire du maîs et produire du lait à 320€ la tonne, ce n'est pas d'une grande rentabilité sachant que plus il y a de maîs dans la ration plus il faut rééquilibré la ration en proteines du commerce.
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agri 19
Il y a 77 jours
Jonathan,
Irrigué l'herbe????,tu te trompes complètement l'herbe est tout sauf une plante d'été,tu peux arroser l'herbe après 25 degrés elle ne pousse pas,c'est pour la beauté des yeux pour l'impression que cela reste vert,ou pour les terrains de foot.Ce n'est absolument pas rentable pour l'herbe et voué à l'échec d'avance,alors que le mais si il est irrigué avec un très bel été c'est magique,justement si la surface était plus élevée en mais nous aurions plus d'eau dans les nappes phréatiques,les champs de mais sont de vrais forêts et luttent contre la chaleur justement.
Avec la sécheresse tout en herbe que va t'il être récolté??? A mon avis cela va être très compliqué,plus grave encore...
Après céréales je pense qu'il faut tenter des couverts en dérobé ,on ne sait jamais....
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Jonathan
Il y a 146 jours
Le titre de l'article est trop centré sur le maïs. On peut aussi irriguer l'herbe, la luzerne....
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