Nutrition animaleZéro déforestation sur le soja importé : l'objectif du Snia pour 2025

| par | Terre-net Média

Première source de protéines de l'alimentation animale, le tourteau de soja reste importé à 46 % en France, majoritairement du Brésil. Engagé pour une plus grande durabilité de l'alimentation des animaux d'élevage, le Snia, syndicat national de l'industrie de la nutrition animale, veut s'assurer que les importations n'engendrent pas de déforestation, tout en travaillant au renforcement de l'approvisionnement local.

Le Snia travaille à des matières premières importées plus vertueuses.Le Snia travaille à des matières premières importées plus vertueuses. (©Pixabay)

« Les protéines sont un enjeu fort pour l’industrie de la nutrition animale », a rappelé François Cholat, président du Snia, le 1er octobre. Si les matières premières destinées à fabriquer l’alimentation animale sont françaises à 80 %, la première source de protéines pour la nutrition animale reste le tourteau de soja. La France en produit 250 000 t à partir de 400 000 tonnes de graines, alors que les besoins nationaux sont de 2,3 Mt. Les importations couvrent 46 % des besoins, contre 66 % en moyenne pour les autres pays européens.

Et ces importations proviennent à 66 % du Brésil. Bien qu'elles aient diminué de 18 % entre 2010 et 2019, « 50 % peuvent provenir d’hectares qui remplacent un écosystème naturel », précise Philippe Manry, vice-président du Snia. Lutter contre la déforestation fait d’ailleurs partie des priorités de la plateforme Duralim, qui travaille à l’amélioration de la durabilité de l’alimentation des animaux d’élevage. « Nous avons un objectif de zéro déforestation d’ici 2025 et de zéro conversion d’ici 2030 », ajoute Philippe Manry.   

Renforcer l’autonomie alimentaire des élevages

Parallèlement, le Snia entend participer au renforcement de l’approvisionnement local des élevages. Dans le cadre du plan protéines (annoncé dans le plan de relance), le syndicat prône le maintien d’une production d’oléagineux compétitive, le renforcement de la part de protéines fournies par les céréales, le soutien à la culture des protéagineux.

Il faut « adopter une approche territoriale des solutions », explique Pascal Pringault, vice-président du Snia. D’autant plus que le développement local des cultures sources de protéines a des atouts environnementaux importants et constitue « une voie de progrès » pour les agriculteurs, ajoute-t-il.

Le Snia a par ailleurs mis en place une démarche de responsabilité sociétale à l’échelle du syndicat, à travers le projet Respons, qui vise à développer la démarche, faire le lien avec les démarches de responsabilité sociétale des autres filières, et accompagner les adhérents dans la mise en place d’une démarche interne de RSE.


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