« Notre secteur est un secteur qui investit, un secteur qui sait s’adapter, et le Sommet de l’élevage en phase avec son temps », a rappelé Jacques Chazalet, président du Sommet de l’élevage, lors d’une conférence de presse le 2 février. Annulé l’an dernier en raison de la pandémie de Covid-19, l’évènement qui fête cette année sa 30 e édition, devrait se tenir du 5 au 8 octobre à Cournon (Auvergne), si les conditions sanitaires le permettent.
L’évènement devrait en tout cas marquer un tournant dans l’histoire du Sommet : de 200 exposants et 11 000 visiteurs en 1992 (année de naissance du salon), les organisateurs espèrent dépasser les 100 000 visiteurs et les 1 500 exposants pour l’édition 2021.
Nouvelle organisation spatiale
Pour atteindre ces objectifs, le Sommet mise sur plusieurs nouveautés. Premièrement, le nouveau hall de 10 000 m2 permettra d’accueillir de nouveaux exposants, avec davantage d’espace. « Dans les conditions sanitaires actuelles, cela permettra également aux visiteurs de se déplacer en respectant mieux les distanciations sociales », explique Jean-François Blanc, directeur du salon. Le bâtiment accueillera les exposants en production laitière, en production d’énergie, en construction et aménagement de bâtiments, ainsi que les exposants liés à l’élevage hors sol (porc et volaille). Un espace sera également dédié pour le secteur de la transformation à la ferme, secteur stratégique pour les années à venir.
Par ailleurs, les deux halls destinés aux présentations de bovins et ovins seront agrandis, permettant de réaliser les présentations animales dans de meilleures conditions, avec un ring plus important et une capacité d’accueil plus élevée.
Une expérience optimisée pour les visiteurs
En outre, l’évènement s’étendra sur quatre jours, soit une journée de plus qu’habituellement, pour répondre à plusieurs problématiques, explique Fabrice Berthon, commissaire général du Sommet. Cette répartition sur plusieurs jours pourrait ainsi améliorer les flux d’accès au salon, tout en réduisant la densité de visiteurs par jour, un atout dans le contexte sanitaire actuel. D’autre part, le programme, qui était saturé sur trois jours, pourra désormais être enrichi. Et les organisateurs espèrent aussi qu’une meilleure fluidité dans l’accès au site permettra aux visiteurs de rester plus longtemps sur place.
Les exposants sont donc invités à réserver leur place dès le 3 février, sachant qu’en cas d’annulation, ils seront remboursés. Enfin, dernière nouveauté, la digitalisation du Sommet, non pas pour remplacer un évènement qui ne pourrait pas se tenir physiquement, mais pour enrichir la visite. L’ouverture d’une plateforme web et d’une application servira à améliorer la préparation, à connecter les professionnels tout au long de l’année, ainsi qu’à renseigner et informer sur les dernières nouveautés.
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