Filière viandes bioInterbev et Inaporc s'engagent pour le développement des viandes bio

| par CLG | Terre-net Média

Interbev et Inaporc, les interprofessions du secteur viandes, placent au c½ur de leurs plans de filières le développement des viandes bio. Leur principal objectif est le doublement de la production à l'horizon 2022. Pour y parvenir, les professionnels ont formalisé un socle commun d'engagements pour permettre l'essor de la filière sans la déstructurer, en se basant sur des démarches collectives déjà existantes.

Interbev et Inaporc ambitionnent, dans le cadre du plan de filières, de doubler la production de viandes biologiques, pour mieux satisfaire la demande des consommateurs.Interbev et Inaporc ambitionnent, dans le cadre du plan de filières, de doubler la production de viandes biologiques, pour mieux satisfaire la demande des consommateurs. (©Terre-net Média)

Tous les acteurs du secteur viandes, du producteur au distributeur, en passant par l’abatteur, souhaitent renforcer les démarches de planification et contractualisation existantes. Objectif : doubler la production de viandes bio d'ici 2022. Ils veulent ainsi garantir l’avenir durable des viandes bio. Ces démarches reposent, entre autres, sur des engagements contractuels pour gérer les équilibres-matières, la stabilité des prix définis avec les producteurs ou encore des échanges périodiques amont-aval. Ces accords, intégrés dans un travail collectif au sein de la filière mené depuis des années, sont un atout pour les viandes bio. Afin d’intensifier le développement des viandes bio, ce travail doit donc être maintenu.

Un exemple de partenariat durable pour la filière viandes bio est celui de l’Union des éleveurs bio (Unebio) et Auchan. Mis en place dès 1995, il s’appuie sur un cahier des charges pour une « filière responsable ». Elaboré par Unebio, Auchan mais aussi par le transformateur Elivia, il fixe les bonnes pratiques et engagements des acteurs pour l’avenir de la filière. Tandis que Unebio s’est organisé pour générer des approvisionnements réguliers en rayons et favoriser l’implication et la juste rémunération des éleveurs, les groupements de producteurs ont pour leur part établi des partenariats avec les réseaux Fnab et les Chambres d’agriculture, afin d’assurer le suivi technique. Elivia s’est quant à elle engagée pour le respect de pratiques d’abattages respectueuses de l’environnement et du bien-être animal et humain. Enfin, Auchan s’est penché sur la sensibilisation (formation, animation en magasins…) et l’accompagnement afin de développer la distribution des viandes bio issues de la « filière responsable ».

La seconde démarche prise en exemple est le partenariat entre Biocoop et les groupements de producteurs. Depuis 2006, un certain nombre de groupements de producteurs se sont associés à Biocoop au travers de la marque Ensemble, qui définit les valeurs, les principes, les pratiques et les spécificités d’élevage de la filière viandes bio. Biocoop a mis en place le cahier des charges du commerce équitable « origine France » régissant ainsi toutes ses actions technico-économiques. Celui-ci définit tout d’abord des partenariats avec les structures de transformation pour la valorisation de l’ensemble des morceaux d’une carcasse.

La planification contractualisée de la production entre groupements et transformateurs permet aux éleveurs une certaine lisibilité sur les volumes à mettre en place. Par ailleurs, une prime de co-développement est reversée aux groupements pour la mise en place d’actions spécifiques (en faveur des embauches, de communication…). Des rencontres régulières entre les acteurs de la filière sont organisées pour discuter de la meilleure stratégie de communication auprès des consommateurs.


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