Bien-être animalLa défense des animaux de ferme revendiquée par des associations modérées

| AFP

Les conditions d'élevage et d'abattage des animaux de ferme ont été récemment violemment attaquées par des mouvements anti-viande, mais des associations plus modérées s'invitent désormais dans le débat pour obtenir une viande produite dans le respect du bien-être animal.

« Les phénomènes antispécistes qui parcourent la France sont des actes de violence que je dénonce avec la plus grande fermeté », a déclaré jeudi le ministre de l'agriculture, Stéphane Travert. Le ministre réagissait à la multiplication d'actes de vandalisme sur des boucheries et commerces de bouche tagués de revendications antispécistes par des activistes opposés à toute hiérarchie entre les espèces, et qui prônent une alimentation végétalienne. L'incendie criminel d'un abattoir dans l'Ain fin septembre a ravivé l'inquiétude de la filière viande.

L'association L214 avait commencé à porter le débat sur la violence envers les animaux d'élevage en diffusant des images choc tournées en cachette dans des élevages ou abattoirs, et en organisant des campagnes contre l'exploitation animale. Mais « il ne faut pas que le débat soit confisqué dans un duel entre système industriel et veganisme car alors, on met en péril la minorité de véritables éleveurs qui se battent pour que leurs animaux puissent exprimer leurs comportements naturels et aient une fin digne », estime Adeline Tregouët, rédactrice en chef déléguée du hors série bien-être animal de l'association 60 millions de consommateurs, sorti jeudi, qui décrit les pratiques d'élevage industrielles autorisées de nos jours.

Un électrochoc parmi l'opinion publique

Le but de cette publication, « c'est qu'il y ait un électrochoc parmi l'opinion publique. Le consommateur a beaucoup de pouvoir, il peut privilégier certains produits plutôt que d'autres », mais pour cela il faut qu'il soit informé de la « dichotomie entre système industriel et l'élevage », explique-t-elle. « Ça a déjà commencé à bouger sous les coups de boutoir des activistes abolitionnistes, mais on ne peut pas réduire la problématique à ça quand 98 % de la population française est omnivore », ajoute Mme Tregouët.

Pour Jocelyne Porcher, directrice de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), le hors-série de 60 millions de consommateurs « décrit l'élevage tel qu'il est depuis l'après guerre ». Il n'y a rien de nouveau mais « c'est bien de l'expliquer au consommateur pour qu'il voit à quoi il participe », sans « le placer devant l'alternative : ou on collabore à une violence ignoble, ou on ne mange plus de viande », ajoute t-elle. Car pour elle, il y a une autre solution : « défendre l'élevage et soutenir les éleveurs car ils sont dans une situation fragile ».

La fin des cages

Même son de cloche chez l'association CIWF (Compassion in World Farming), qui a lancé mercredi une pétition européenne pour mettre fin à l'élevage en cage, en enfermant tour à tour la star d'Hollywood Pamela Anderson et l'écologiste politique Yannick Jadot dans une cage place de la République à Paris. « Nous ne sommes pas une association vegan. Nous, ce qu'on demande, c'est la fin de l'élevage intensif, or les cages sont les principaux outils de ces élevages », déclare la responsable communication de l'association en France, Claire Hincelin. « Le but est de légiférer pour mettre fin aux cages, et cet objectif est possible car ils l'ont fait en Allemagne et en Autriche », rappelle-t-elle.

Si ces décisions ont été prises, « c'est toujours suite à des campagnes menées par les ONG qui, à force de pression, réussissent à changer la législation ». Une approche appréciée par Étienne Gangneron, chargé des questions de bien-être animal à la FNSEA et éleveur bio dans le Cher, pour qui toutes les ONG ne sont pas à mettre « dans le même sac ». « Il y a des organisations qui veulent améliorer les conditions d'élevage. On n'a pas toujours les mêmes méthodes, mais ce sont des gens avec qui on peut discuter. Avec les autres, il n'y a pas de discussion possible », assure-t-il. « On est prêt à changer nos pratiques, mais accompagnez-nous et incluez le bien-être animal dans la contractualisation », afin que le travail et les dépenses en plus soient justement rémunérées, clame-t-il cependant à leur intention.


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DÉJÀ 6 RÉACTIONS


agripicardie
Il y a 737 jours
super le bien etre animale .
13% de poules pondeuses en système alternatif en plus en 1 ans et la mortalitée en élevage éxplose.
tout le monde sait dans la profession que les mortalitées en élevage alternatif sont 3,4 5 fois plus élevé qu'en ncage
atemax qui collecte des cadavres en élevage a présenté ca facture.
qui va payer? l214 peut etre!.
on plébiscite un système qui fait crever les animaux, pas de vieillesse mais de mal etre et de maladie.
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MDR
Il y a 736 jours
Bonarien, d'apres "certains", le paradis c'est apres la mort... ;p) Je n'ai rien inventé,tout ce que je fais, je l'ai vu et pratiqué chez d'autres eleveurs, ma situation je l'ai choisie,passer du temps avec les vaches(cornées) ne me pose aucun probleme,meme si parfois ca me rapporte peu. C'est parfois un peu facile de reporter l'origine des problemes sur les autres ,en tous cas ,les vaches n'y sont pour rien ... :p)
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Bonarien
Il y a 739 jours
Mdr je vous suis depuis très longtemps et chez vous on a l impression que c est le paradis et tant mieux ! ( Altercation avec Monique) Mettez vous en tête que des collègues subissent une pression ( surtout des banques en ce moment) que vous ne devez pas connaître et tant mieux ! Mais imaginez que certains collègues sont au bout du gouffre et pas par manque d assiduité mais à cause de difficultés engendrées par le manque de nourriture et des fois personnelles Et des fois aussi de la jalousie de collègues bien placés qui vous appuient sur la tête ! C est monnaie courante ! Donc chez vous c est le paradis tant mieux et j espère que vous ne faites pas partie de ceux qui appuient sur la tête des collègues pour avancer soit même !
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The germs
Il y a 741 jours
C'est tout le problème de ces vingt-cinq dernières années, comme pour l'environnement. Toutes ces approches sont toujours en plus pour l'agriculteur, mais sans rémunération supplémentaire...
Du coup, ça ne motive pas beaucoup de monde à s'améliorer...
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MDR
Il y a 739 jours
Ou le contraire: le bien etre de l'eleveur commence par le bien etre de l'animal !!
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Patou
Il y a 741 jours
Le bien être animal commence par le bien être de l Eleveur !! Je m explique ; un éleveur ( Comme tout être vivant) qui souffre (fatigue,divers harcèlement (administration,banque etc) critiques permanentes de son métier ect)) va être plus nerveux avec ses animaux que si tout baigne dans l huile ! Alors si vous voulez du bien être animal partenaires direct ou indirect des monde de l élevage ;Arrêtez de nous harceler et cela ira beaucoup mieux.A bon entendeur salut
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