Plan de relanceJulien Denormandie : « Accompagner les éleveurs à améliorer leurs pratiques »

| par | Terre-net Média

Dans une interview accordée à Terre-net.fr, Julien Denormandie détaille ses priorités en tant que ministre de l'agriculture. Des priorités qui, avec les mesures agricoles du plan de relance de l'économie, s'orientent vers le même cap tenu par le chef de l'État : accompagner les agriculteurs à la « transition ».

Julien Denormandie, dans les jardins du ministère de l'agriculture, a accordé une interview à Terre-net.fr jeudi 3 septembre, pour évoquer sa feuille de route ministérielle.Julien Denormandie, dans les jardins du ministère de l'agriculture, a accordé une interview à Terre-net.fr jeudi 3 septembre, pour évoquer sa feuille de route ministérielle. (©Terre-net Média) 

Arrivé il y a 2 mois au ministère de l’agriculture pour remplacer le « sortant » Didier Guillaume, Julien Denormandie a détaillé, dans une interview accordée à Terre-net.fr, sa feuille de route ministérielle à l’occasion de l’annonce du plan de relance de l’économie et, dans la foulée, de son volet agricole.

Selon lui, les 1,2 milliard d’euros du volet agricole du plan de relance seront orientés vers un cap bien précis : « accompagner les agriculteurs à la transition agro-écologique ». Une transition qui impose une plus grande « indépendance », en particulier en matière d’alimentation animale.

« Devons-nous accepter d'être aussi dépendants du soja brésilien ? (…) Je trouve cela insupportable d’être autant dépendants », a-t-il insisté. Le plan protéines doté de 100 M€, verra ses contours précisés « dans les toutes prochaines semaines ». Il devrait logiquement venir aider les éleveurs à gagner en autonomie, ou tout au moins en indépendance vis-à-vis des importations de soja.

« Accompagner plutôt qu’imposer »

Outre la mise en œuvre du plan de relance pour le secteur agricole, Julien Denormandie aura la lourde tâche de poursuivre et finaliser, avec ses homologues européens et les instances de l’UE, la réforme de la Pac. Avec, pour priorité, d’éviter toute distorsion de concurrence au sein de l’Union. « Les agriculteurs doivent voir leurs revenus augmenter, ils doivent être accompagnés dans les transitions et ils doivent être protégés au sein de l’Europe. »

Quant au sujet du bien-être animal, Julien Denormandie, à l’inverse de son homologue Joël Giraud, secrétaire d’État chargé de la ruralité, ne compte pas signer le « RIP animaux » (Référendum d’initiative partagée pour les animaux, ndlr). « La question du bien-être animal », en particulier dans les élevages, « ne se résume pas à répondre oui ou non », avait-il expliqué chez nos confrères de RMC. « Mon rôle, c’est d’accompagner, et c’est pour ça que dans le plan de relance, on a des montants significatifs pour moderniser, améliorer des abattoirs ou des élevages. Je le fais de manière très pragmatique. Il ne suffit pas de dire, d’imposer : c’est un non-sens, il faut accompagner », insiste-t-il.


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DÉJÀ 11 RÉACTIONS


grrr
Il y a 79 jours
"accompagner les éleveurs pour améliorer leur revenu" eût été une volonté politique digne Mr le Ministre !
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Marius
Il y a 52 jours
il est vrai que caricaturer fait avancer le schmilblic
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Maec
Il y a 82 jours
On croirait le "jocker" derrière la table avec son sourire de Nié
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gillesdu01
Il y a 82 jours
« accompagner les agriculteurs à la transition agro-écologique ».
« Devons-nous accepter d'être aussi dépendants du soja brésilien ? (…)"

Il est sympa le petit nouveau , il découvre ....
Mais qui a signé tous ses "accords" destructeurs pour notre agriculture , qui s'est laissé dicter la feuille de route de l'industrialisation de cette dernière ...
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Caline
Il y a 83 jours
Avant de donner des conseils de bonnes pratiques ,il faudrait déjà l' applications de la lois egalime. Prix de bovins vente à perte 4.89 vente d'une blonde aujourd'hui 4.40 en 1980 4.96 chercher l'erreur !le ministre doit revoir sa copie.
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Patrice Brachet
Il y a 84 jours
C est quoi le plus important : la bouffe ou les loisirs ? Pendant le covid les français étaient pleins de bonnes résolutions et maintenant ? Le ministre est sûrement très sincère mais quand on voit le comportement de certains serviteurs de l état envers le monde paysans ( les Irrigants par exemple) on peut douter de toutes les promesses faites et si vous voulez Monsieur Le Ministre je vous invite à me contacter et je vous donnerai des exemples vécus par vôtre serviteur alors que je fais parti des gens soi disant très engagés en agro écologie Très cordialement.
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titian
Il y a 84 jours
1% du plan de relance pour l'agriculture, pas la peine de développer sur la futilité politique du monde d'après.
Mais après tout ce n'est pas comme si le secteur n'était pas hautement stratégique et comme s'il allait très mal.
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debutant
Il y a 84 jours
Olmer essai dans une autre langue car il ne comprennent rien ........................le consommateur doit prendre sa part de responsabilite !!!!!!!!!!!!!!!! les agriculteurs ne sont pas la tete de turc de ce bordel , ils oeuvrent sur le terrain mais sans fric c est impossible d y arriver
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Olmer
Il y a 84 jours
Sans prix rémunérateurs bordel, il n y aura pas de transition !!
Tout travail mérite salaire.
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Marius
Il y a 52 jours
pourquoi toujours attendre une aide pour en faire... il vaut mieux faire venir des protéines du Brésil.....lol
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