« L'appel au débrayage, c'est par rapport à une petite primette que la direction générale veut nous attribuer pour le travail pendant la période du Covid », a indiqué à l'AFP Yannick Battistella, délégué CGT. Alors que la direction propose une prime de 15 aux salariés du groupe pour une période allant du début du confinement le 16 mars, au 12 avril, la CGT demande une prime jusqu'au 11 mai, pour les salariés venus pendant toute la période.
Contestant un « accord Covid » signé avec les autres syndicats, la CGT a appelé les salariés à débrayer vendredi deux heures, en début d'après-midi et en fin de journée, à l'embauche.
Contactée par l'AFP, la direction de Charal dont le siège est à Cholet, n'était pas joignable dans l'immédiat.
« On est trois sites en France du groupe Bigard, à avoir eu une forte activité depuis le début du confinement, on a eu des heures à gogo, des commandes » : une prime jusqu'au 11 mai ferait « en moyenne 600 euros par salarié, c'est convenable », a estimé le syndicaliste. Charal-Cholet emploie quelque 1 000 salariés, selon la CGT.
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
Le bale grazing à l’essai
Les pratiques économiques des tractoristes dans le collimateur de l’État
Viande bovine : « Le rendez-vous avec la demande mondiale est manqué par l’UE »
Neige : 12 millions de litres jetés à la fosse
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Trois hivers de mobilisation : une ère d'incertitudes pour les agriculteurs
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs