Au Gaec La Cour à Combourg en Ille-et-Vilaine, Ronald Cherbonnel a choisi d’élever l’ensemble des veaux à l’extérieur, en niches individuelles, afin de réduire les problèmes sanitaires.
« Nous avons créé cet espace nurserie en niches individuelles et collectives il y a deux ans suite au regroupement de différents troupeaux laitiers au Gaec La Cour », raconte Ronald Cherbonnel, l’un des associés. Il a en charge l’élevage des 170 veaux qui naissent chaque année et un atelier volailles.
Auparavant, nous élevions les veaux dans un bâtiment pour veaux de boucherie équipé d’un Dal (distributeur automatique de lait) mais nous avions beaucoup de problèmes respiratoires. Avec ses niches en polyester, il n’y a plus de problèmes de santé, pas de diarrhées ou de toux, car les veaux ne peuvent pas se transmettre de germes pathogènes d’une niche à l’autre. La mortalité avoisine les 2 %. Sur près de 300 veaux, j’en ai perdu trois par entérotoxémie, sans doute à cause d’un régime un peu trop riche ou de l’humidité dans les mangeoires car il arrive que la pluie rentre lorsqu’il y a du vent. »
L’ensemble des veaux arrivent chez Ronald Cherbonnel à l’âge de quatre jours, après la phase colostrale. A quatre mois et demi, les mâles sont engraissés et les génisses gagnent les niches collectives ou les pâtures. Elles rejoindront le troupeau laitier situé à 5 km deux mois avant le vêlage, vers l’âge de deux ans. [Voir ses performances de croissance]
Coté équipement, le site de nurserie extérieure sur dalle bétonnée compte 50 niches individuelles et 9 niches collectives, toutes de marque Calfotel. Celles-ci ne présentent aucun angle afin de faciliter le nettoyage et sont montées sur roues avec un parc escamotable ainsi qu’une barrière modulable pour bloquer l’animal dans sa niche.
2 à 3 heures par jour
Afin d’organiser le travail au mieux, l’éleveur a aménagé un silo-tour à concentré et un local technique comprenant le chauffe-eau, un taxi-lait motorisé, la pompe de lavage haute-pression,… Un système d’abreuvement automatique alimente les niches collectives et les pâtures. Afin de travailler de nuit, l’éleveur a prévu des éclairages en hauteur, ainsi qu’un réseau de prises électriques pour l’écornage. Au total, l’investissement s’élève à 60.000 euros (dalle béton, local technique et silo compris), dont environ 32.000 euros pour les niches, les seaux-tétine Milkbar et les mangeoires, et 5.000 euros pour le taxi-lait.
« Au minimum, je mets une heure le matin et autant le soir pour soigner tout le monde » estime l’éleveur. « Une fois par semaine, je relève tous les parcs pour raboter au tracteur, il faut compter deux heures. Les seaux-tétine sont rincés et renversés après chaque buvée (deux fois par jour) et une fois par mois à l’eau chaude chlorée. Je lave et désinfecte chaque niche après le sevrage vers 8 à 12 semaines. La nurserie extérieure prend sans doute un peu plus de temps qu’un bâtiment avec des cases collectives, mais je n’ai pas de veaux malades à m’occuper ni à faire boire au seau. Après un nourrissage au biberon, je les dirige avec le doigt vers les tétines et ils pigent très vite. »
Id de la galerie incorrectement formaté :
Taxi-lait électrique
Ronald Cherbonnel nourrit les veaux deux fois par jour à l’aide d’un taxi-lait. De la marque allemande Holm&Laue, il est équipé d’un moteur électrique sur batterie pour le faire rouler et peut également chauffer l’eau. Ronald Cherbonnel utilise directement l’eau chaude du chauffe-eau qu’il mélange avec de la poudre de lait à 130 g/l. « C’est nettement plus pratique que de devoir mélanger la poudre au fouet, et en plus il n’y a pas de grumeaux », constate-t-il. L’engin contient cinq programmes d’allaitement, mais l’éleveur n’en utilise que trois : 2,5 l x 2 ; 3,5 l x 2 et 3 l x 2. [En savoir plus sur les performances de croissance de ses génisses]

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