L e 5 février dernier se déroulait une journée technique de la filière luzerne déshydratée à Chalons en Champagne (Marne). Coop de France déshydratation a alors présenté les travaux de recherche et développement de la filière.
La luzerne sera contributrice à part entière du plan protéines
Arnaud Rousseau, président de la fédération des oléoprotéagineux affirmait : « L’approvisionnement en protéines végétales du continent européen est devenu un enjeu de souveraineté. » La luzerne aurait alors toute sa place dans le plan protéines visant à développer les cultures de légumineuses pour améliorer la performance environnementale et économique de l'agriculture française.
Une ouverture vers le bio
Autre thème abordé : la luzerne bio. En effet, la profession souhaite mieux accompagner le développement de la luzerne bio en se rapprochant des autres structures de développement agricole, nationale et régionale, afin de mettre au point un référentiel commun. Le programme de recherche et développement prévoit d'ailleurs des essais sur les pratiques visant à limiter la prolifération des adventices et sur les associations de graminées. L'enquête Agroluz permettra à chaque agriculteur de comparer ses pratiques à celles de ses voisins.
La filière est aussi engagée dans Eucleg, un programme international de recherche génétique pour la luzerne qui réunit des sélectionneurs privés et des instituts de recherche publics européens et chinois.
Le cheval en ligne de mire
La filière s'est penchée sur la consommation de luzerne par les chevaux. En effet, les chevaux français sont de faibles consommateurs contrairement à ceux d'autres pays comme les États-Unis. Pourtant, les premiers résultats d'un programme R&D pluriannuel révèlent qu'une consommation de luzerne, même à haute dose, n’est non seulement pas dangereuse pour la santé digestive des chevaux, mais améliore la digestibilité de la ration (essai Labtofield 2018).
Une empreinte carbone revue à la baisse
Grâce à l'amélioration continue des procédés industriels, la filière affiche une baisse de son empreinte carbone. De plus, le pré fanage au champ a permis de diminuer de 62,7 % en 10 ans la quantité d’énergie nécessaire pour obtenir 1 tonne de matière sèche.
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