SécheressePour la Conf', le ministère « abandonne les territoires » touchés

| par | Terre-net Média

À l'issue du Comité national de gestion des risques en agriculture, le 18 février la Confédération paysanne a dénoncé la proposition du ministère de l'agriculture de diviser par deux les demandes de déclenchement des calamités, réduisant fortement les prévisions d'indemnisations pour les éleveurs.

Se fiant aux données satellitaires, le ministère de l’agriculture a proposé de réduire de moitié les demandes de déclenchement des calamités au titre de la sécheresse de l’été 2020, indique la Confédération paysanne suite au Comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA) du 18 février. Cette décision ferait passer les prévisions d’indemnisations de 165 à 73 millions d’euros.

Or, « les enquêtes de terrain, menées par les services déconcentrés de l’État en partenariat avec les agriculteurs et les agricultrices, démontraient que la perte en fourrages était suffisante pour rendre éligibles des départements entiers aux aides calamités », rappelle le syndicat. Ce dernier « réclame le réexamen immédiat des dossiers de demande de reconnaissance en calamités sécheresse pour l'été 2020, à la lumière des enquêtes de terrain et non des seules données satellitaires et en prenant en compte les pertes par rapport à une longue durée (8 à 10 ans), plutôt que par rapport à la moyenne quinquennale, trop restrictive ».

À plus long terme, la Conf’ propose également un fonds mutuel et solidaire encadré par l'État, incluant le dispositif des calamités. « Afin de couvrir toutes les productions et de couvrir les impacts croissants du changement climatique, ce fonds devra être financé par les paysan.nes et les pouvoirs publics, mais aussi l'ensemble des filières qui ont tout à gagner à la survie de nos fermes », précise le syndicat.


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