Bien-être animalFrancis Wolff : « Notre société ne supporte plus les images sur la mort »

| par | Terre-net Média

Réagissant à la controverse autour du bien-être animal dans le secteur de l'élevage entretenue par des associations abolitionnistes, le philosophe Francis Wolff estime que les éleveurs devraient davantage s'impliquer sur la question des conditions d'abattage.

Francis Wolff, philosophe et écrivainFrancis Wolff, philosophe et écrivain. (©Terre-net Média)
« I

l faut remercier les associations de défense des animaux car elles contribuent à la prise de conscience du grand public : ce que nous mangeons dépend des conditions d’élevage et d’abattage des bêtes.

Ceci étant dit, la cause animale est devenue une cause politique. Ce serait une grave erreur de vouloir considérer les animaux comme les hommes, qu’ils soient domestiques, de compagnie ou sauvages. Ils doivent seulement l’être à la juste proportion de ce qu’ils représentent pour nous, ou de ce qu’ils nous donnent. Nous devons évidemment veiller à leur bien-être dans les élevages, en leur évitant les souffrances liées à la faim, la soif, le stress, la douleur et la maladie, et en leur laissant la possibilité d’exprimer les comportements normaux de leur espèce.

D’une part, la population s’est fortement urbanisée au fil des décennies. Et pour la plupart des habitants des villes, les animaux ont disparu du paysage. Le seul contact qu’ils ont gardé avec eux est celui qu’ils ont avec leurs chiens et leurs chats. Ils ne voient désormais les élevages que via les photos ou films destinés à révéler les maltraitances et les infractions à la loi.

En parallèle, nos sociétés modernes ont fait de la mort un tabou, tant pour les bêtes que pour les humains. De manière générale, nous ne supportons plus les images de mort, quelles qu’elles soient. L’abattage des animaux est un sujet d’autant plus sensible qu’il est effectué à la chaîne.

Dans ce contexte, c’est une très bonne chose que les éleveurs s’expriment à nouveau. Les associations de consommateurs ont aussi leur mot à dire. Elles pourraient défendre les aspects qualitatifs et dénoncer la pression des prix, facteur de risques indirect sur les pratiques d’élevage. »


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DÉJÀ 5 RÉACTIONS


garou
Il y a 249 jours
"Ce serait une grave erreur de vouloir considérer les animaux comme les hommes," -Certes oui mais l'homme "ce roseau pensant" ...Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale. (d'après Pascal)
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lebonmayennais
Il y a 252 jours
en france et en europe il ne faut plu faire d elevage sinon vous aurez toujours quelqu un sur le dos !!!moi perso je mange plu elaborè ou fabriquè en france!!!vive le canada depuis que certains voulaient on y est!!!!
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vik
Il y a 254 jours
Ma petite abattoir fermé . Quand mes bovins partez a l'abattoir je me disais le 3/4 de leur vie étè dans les paturages jamais taper; Et a la fin je suis très triste car je les laisser partir pour faire au moins 5 heure de camion . Ou est ma petite abattoir Mais il faut toujours faire du friques du friques car le gouvernement sera toujours en manque car il inventera des nouvelles taxes pour leur bien-étre sauf pour nous au détriment des petits gents et animaux ce n'est pas n'autre faute
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Lotrash
Il y a 246 jours
Lorsque l'on tue un animal alors qu'il est possible de se nourrir sans cela, n'est-il pas juste d'y voir une "torture des animaux sacrifiés" ?
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garou
Il y a 256 jours
Dans l'abattage des animaux ,ce que ne supportent plus les gens c'est la torture des animaux sacrifiés (ex la corrida 73 p.c de contre). Il en est de la responsabilité des éleveurs que le produit de leur travail ne soit pas déprécié dans les abattoirs .Il en est de même pour les abatteurs qui connaissent très bien les problèmes de stress sur les animaux dont les viandes surmenées sont impropres à la consommation.
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