Les quelque 400 salariés d'un abattoir de Fleury-lès-Aubrais (Loiret), où un « cluster » de 34 cas confirmés de covid a été mis au jour samedi sans cas grave, subiront un dépistage d'ici à mardi, a annoncé l'Agence régionale de santé (ARS).
« Compte tenu de l'importance de la circulation du coronavirus » dans l'abattoir, l'ARS de Centre-Val de Loire a décidé de « procéder au dépistage de l'ensemble des salariés de l'entreprise au-delà de la seule unité de découpe qui était l'objet des investigations premières », a déclaré dimanche Laurent Habert, directeur général de l'ARS Centre-Val de Loire, lors d'une conférence de presse. Ce dépistage, qualifié « d'assez considérable », organisé jusqu'à mardi grâce aux unités mobiles du CHR d'Orléans, « va permettre de faire un état des lieux exhaustif et précis de la présence et de la circulation du virus au sein de l'entreprise », selon M. Habert.
Dimanche matin, une quarantaine d'employés ont déjà été testés et les résultats devraient être connus dans la soirée ou lundi matin, d'après la même source. Pierre Pouessel, préfet du Loiret et de la région Centre-Val de Loire, a estimé qu'il s'agissait d'un « important cas groupé de covid », tout en précisant qu'il n'y avait « aucun grave à ce stade ». Le préfet a décidé de fermer l'entreprise jusqu'au lundi 25 mai et la réouverture du site ne sera possible que « si les conditions sanitaires sont respectées ».
Interrogé de savoir s'il s'agissait d'un « cluster » semblable à celui de Mulhouse, le préfet a répondu que « la grande différence est qu'il y a des tests systématiques et que tout l'objectif est de casser la chaîne ». « Selon la DRH de l'entreprise, il y avait bien les masques, les gels, les prises de température à l'entrée de l'abattoir et il semble que le protocole ait été respecté », a dit M. Pouessel. L'abattoir Tradival a une capacité de 55 000 tonnes par an, ce qui en fait « le plus important abattoir d'animaux de boucherie, spécialisé dans la filière porcine, de la région Centre-Val de Loire ».
Cet abattoir, qui se caractérise « par son obsolescence » selon le préfet, et qui compte trois unités (abattage, découpe, transformation), appartient à la Sicarev. « L'unité de transformation est fermée depuis décembre suite à un problème de santé alimentaire et jusqu'à présent les mesures correctives ont été jugées insuffisantes pour sa réouverture », a souligné le préfet. Le préfet a révélé l'existence d'un projet d'investissement pour moderniser l'abattoir de 15 millions d'euros.
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