Jean-Louis Peyraud, directeur de recherche à l’Inra a rétabli plusieurs vérités scientifiques concernant l’élevage et la production de protéines laitières lors de la dernière édition des Mardis du Cniel.
Lors de la dernière édition des Mardis du Cniel, Jean-Louis Peyraud directeur de recherche à l’Inra est venu corriger un certain nombre d’idées reçues sur l’impact de l’élevage laitier sur l’environnement.
La compétition entre alimentation animale et humaine est plus nuancée qu’il n’est souvent dit. Outre la production de matière organique fertilisante, l’élevage valorise les coproduits des cultures et l’herbe des prairies. Il transforme ainsi des végétaux non utilisables pour l’alimentation humaine en produits à haute valeur nutritionnelle. Ainsi, « une vache laitière produit en moyenne 1,5 kg de protéines animales (viande, lait) à partir de seulement 1 kg de protéines végétales consommables par l’homme et consommées par l’animal » explique Jean-Louis Peyraud.
Pour la lutte contre le réchauffement climatique, l’élevage bovin contribue à la réduction de ses émissions avec un objectif d’atténuation de 20 % d’ici 10 ans. A travers les programmes Beef carbon et Ferme laitière bas-carbone, des pistes sont identifiées pour réduire l’empreinte carbone et les émissions des produits issus de l’élevage. Jean-Louis Peyraud insiste sur « l’urgence de revoir les méthodes de calcul de l’empreinte carbone ». Car faute de reconnaissance du stockage de carbone sous prairie, « elles sont en défaveur des productions animales ». Il précise également que « l’élevage permet de produire et d’entretenir de la biodiversité, surtout en montagne, mais aussi en plaine. Si l’on fait disparaître les surfaces en herbe, la contrepartie serait très probablement d’utiliser plus de pesticides ». Ainsi, l’élevage est un maillon essentiel pour une agriculture à faible émission.
En somme, l’élevage contribue à une économie circulaire, participe au cycle de la biomasse et des nutriments et permet les fonctionnements des agroécosystèmes. « Il n’y a pas d’agriculture durable sans élevage » conclut Jean-Louis Peyraud, paraphrasant ainsi le nouveau président de l’Inra.
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