Substituts végétaux de viandeLancement de la première usine en France « Les nouveaux fermiers »

| AFP

La première usine en France de substituts végétaux de viande est entrée en production à la mi-septembre, à l'initiative de la start-up française « Les nouveaux fermiers » soutenue par des investisseurs de la foodtech, le fonds d'investissement de Xavier Niel et la BPI, indique un communiqué lundi.

Produisant quelque 6 tonnes par jour de « steaks », « nuggets », et « aiguillettes » réalisés respectivement à partir de protéines de blé, pois jaune, et soja, l'unité de production est une « première en France », ont indiqué les deux fondateurs Guillaume Dubois et Cédric Meston, à l'AFP.

Sa capacité de production va passer à 10 tonnes dans les prochaines mois, mais le lieu exact de son implantation n'est pas rendu public jusqu'à la certification des brevets déposés, ont-ils ajouté.

En Europe, ce type de produits, qui reprennent les codes de la viande en goût, texture et odeur, est confectionné jusqu'à présent aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne, mais aussi en République tchèque et en Espagne.

Les produits « Les nouveaux fermiers », créé en 2019 à Paris, sont distribués dans 350 points de vente en France, dont Monoprix et Carrefour, essentiellement dans les rayons « boucherie-volaille », ainsi que dans quelque 150 restaurants, dont les chaînes de burger PNY, Camion qui fume, Hank Taster et le Dassaï de Joël Robuchon.

Les deux créateurs, un ingénieur diplômé de Centrale, et un autre de Telecom, avaient levé 3 millions d'euros début 2020 auprès du cofondateur de Sushi Shop, Adrien de Schompré, de Philippe Canter, l'ancien directeur d'Innocent en France et du fonds d'investissement de Xavier Niel. La BPI a aussi soutenu le programme d'innovation et industrialisation de la société, indique le communiqué.

L'objectif est de « réduire significativement le coût de la viande végétale par rapport à la viande animale afin de démocratiser ces alternatives végétales au plus grand nombre », explique Guillaume Dubois, l'un des fondateurs.

Pour l'instant, Les nouveaux fermiers emploient 15 personnes. La société ambitionne un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros en 2021 et le recrutement de plus de 100 personnes d'ici à fin 2022, après un nouvel appel de fonds prévu fin 2020 ou début 2021, ont indiqué les deux co-créateurs.

Pour l'approvisionnement, ils anticipent d'acheter 100 % français d'ici 12 mois.

« Notre positionnement, c'est la santé, nous avons concentré l'innovation sur la santé en obtenant des produits contenant quatre fois moins de gras saturé que la viande par exemple », a indiqué Guillaume Dubois. « Nous voudrions être la référence des Français dans la transition alimentaire », a ajouté Cédric Meston.


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DÉJÀ 6 RÉACTIONS


titian
Il y a 30 jours
Vous avez tout dit les collègues, une véritable escroquerie.
Le comble on assume pas l'artificialité et on emprunte la terminologie bouchère.

Ne préparerait on pas les gens au "monde d'après".

Ça me fait penser au fantastique et très vieux film d'anticipation : Soleil Vert.

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monique
Il y a 31 jours
C'est ça manger sain ? MDR ! C'est justement les produits transformés qui donnent les cancers . Ils ont oublié ?
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Jmb67
Il y a 31 jours
Ils ont oublié de parler de l'huile de palme a plus de 50% dans leur produit.
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Damien
Il y a 31 jours
Honte à la publication de cette article
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Olmer
Il y a 31 jours
Les nouveaux fermiers,quelle honte personne n y trouve rien à dire!!!!
Mais où sont les syndicats ???????
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Massol
Il y a 31 jours
Pourquoi l’interprofession supporte que ces produits soient vendu au rayon boucherie volaille
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