La production de charcuteries-salaisons s'est élevée à 1 million de tonnes (+0,8%) en 2015 et a atteint un chiffre d'affaires de 6,4 milliards d'euros (+0,5%), a indiqué la Fédération française des industriels charcutiers traiteurs (Fict) dans un communiqué.
Après avoir connu une année noire en 2013, le secteur de la charcuterie avait vu sa production augmenter de 0,4 % en 2014 sur un an. La croissance de 2015 est due uniquement à la consommation hors domicile, en hausse de 9,5 % à 289 000 tonnes, alors que celle des ménages a, elle, reculé de 0,5 % à 836 000 tonnes, pour la première fois en 10 ans.
Le jambon cuit est la catégorie la plus régulièrement consommée (au moins une fois par semaine), suivi des aides culinaires et du jambon sec. Les critères d'achat pour les consommateurs sont d'abord liés à la qualité gustative (98 %) et à la fraîcheur du produit (97 %). Viennent ensuite le prix (92 %), puis des critères liés au savoir-faire régional (90 %), à l’origine de la viande (89 %) et à la fabrication française (88 %).
Les exportations françaises ont progressé de 4,3 % en valeur « grâce au dynamisme des charcuteries à base de volaille, de boeuf et autres espèces », selon la fédération.
Les principaux clients de la France en 2015 sont la Belgique (152 millions d'euros), le Royaume-Uni (103 millions), l'Espagne (87 millions) et l'Allemagne (85 millions).
Cependant, les entreprises de charcuteries-salaisons françaises réalisent 95 % de leurs ventes en France et « l'ouverture de nouveaux marchés à l'international reste primordiale », bien que compliquée par « la concurrence européenne et des règlements protectionnistes hors de l'Union européenne », souligne la Fict. « Un des principaux pays ciblés est la Chine où les charcuteries françaises ont fait leur entrée en mars 2014 avec 4 entreprises ayant obtenu l'agrément officiel pour exporter. Deux autres entreprises, auditées par les autorités chinoises à la fin de l'année 2015, sont en cours d'agrément », selon la Fict.
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