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 Les stocks de maïs grains resteront tendus dans les prochains mois. (© Terre-net Média)
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Aux Etats-Unis, il y a quelques semaines encore, tout portait à croire que la culture de maïs allait remporter la palme compte tenu du niveau de la demande mondiale et de la destruction d'une partie des cultures de céréales à paille à l’automne et à l’hiver derniers en Europe.
Or les récoltes décevantes de soja de l’hiver dernier dans l’hémisphère sud et les perspectives de production revues à la baisse pour le colza en Europe, qui portent la tonne de graines à près de 500 €, et celle du soja à des sommets, rendent la culture de ce dernier plus attractive que celle de maïs. Le coefficient « Prix du soja/Prix du maïs », supérieur à 2,4 et atteignant même 2,6, sème des doutes sur les 92 millions d’hectares de maïs qu’il était prévu d’implanter il y a quelques semaines au Etats-Unis. Les marchés pourraient ainsi faire bouger les assolements.
Chine, la grande inconnue
Autre facteur d’inquiétude, la Chine. Les marchés s’attendent à ce que l’Empire du milieu importe le maïs qu’elle ne parvient pas à produire en quantité suffisante pour nourrir ses élevages. Or déjà tendus, l’arrivée de la Chine, même discrète ne pourra que faire davantage augmenter les cours, faute de grains disponibles et par conséquent à se reporter encore sur le blé.
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