La clôture qui doit empêcher les sangliers de passer de Belgique en France doit atteindre 112 kilomètres au total. A ce jour, 73 kilomètres ont été construits et « la fin de la pose est prévue pour la fin du mois de mars », a déclaré à l'AFP Loïc Evain, directeur général adjoint de l'alimentation (DGAL) deux mois après le renforcement des mesures pour éviter l'arrivée de la peste porcine africaine sur le territoire français.
« Le coût entièrement pris en charge par le ministère de l'agriculture s'élève à 5,3 millions d'euros », selon un communiqué. Le dépeuplement de la future zone blanche est toujours en cours. L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) estimait qu'il y avait en janvier entre 370 et 570 sangliers dans cette zone de près de 80 kilomètres carrés, située dans les départements de la Meuse et des Ardennes.
« Aujourd'hui, il en reste entre 50 et 100 », a assuré Loïc Evain qui rappelle que « l'objectif est l'élimination totale des sangliers dans cette zone ». Des « tests aléatoires » sont réalisés depuis le 18 février sur 20 % des animaux abattus. Jusqu'alors « 6 sangliers ont été testés et ils sont tous négatifs ». En revanche, tous les sangliers trouvés déjà morts sont testés. « Depuis le 13 septembre nous avons trouvé 48 cadavres de sangliers en France, et ils se sont tous révélés négatifs à la maladie », selon Loïc Evain. « À ce jour, aucun cas de peste porcine africaine n'a été détecté en France », mais « la situation reste évolutive en Belgique avec des cas déclarés le long de la frontière » en face des départements des Ardennes, de la Meuse et de la Meurthe et Moselle, « ainsi qu'au nord de leur zone infectée », indique le ministère dans un communiqué. Il n'est donc « pas exclu de prolonger la clôture » côté français, a déclaré Loïc Evain qui souligne que la France « adaptera ses mesures à l'évolution de la situation en Belgique ». La peste porcine africaine est une maladie hémorragique virale strictement animale et non transmissible à l'homme, mais représente un risque économique pour les élevages porcins français.
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