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 Le secteur agricole représente 18 % des émissions françaises de gaz à effet de serre. Certaines pratiques, comme l'introduction de légumineuses dans la rotation, permettront de réduire cette part. (© Terre-net Média)
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La direction agriculture durable et développement d’
InVivo élabore des méthodologies d’évaluation et de réduction des
émissions de gaz à effet de serre liées aux pratiques agricoles. Elle a ainsi évalué les réductions d’émissions de gaz à effet de serre consécutives à l’
introduction de légumineuses dans les rotations agricoles et reçu, pour la méthode employée, l’agrément du ministère de l’Écologie le 29 juillet dernier.
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Les légumineuses ne nécessitent pas d’apport d’azote pour croître et présentent ainsi un bilan réduit quant à l’utilisation de gaz à effet de serre. L’accroissement des surfaces de légumineuses contribue donc à la lutte contre le changement climatique. »
Rémunérer les services environnementaux
Cette méthode, élaborée par InVivo avec l’appui de Cdc Climat(1) et du Citepa, ouvre la possibilité à des porteurs de projets, des coopératives agricoles par exemple, de faire valoir le développement des surfaces de légumineuses sur leur territoire pour obtenir des crédits carbone. Onze coopératives partenaires d’InVivo devraient en profiter dès cette campagne. « L’attribution de crédits carbone à ce type de projets constituera une première mondiale, se félicite InVivo. Cela démontre la pertinence des mécanismes de projets carbone pour des objectifs de réduction d’émissions diffuses impliquant un grand nombre de participants. » Ce type d’action s’intègre dans la stratégie de la direction agriculture durable d’InVivo visant à rémunérer les services écosystémiques rendus par l’agriculture dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, la gestion de la qualité de l’eau ou de la biodiversité.
Note (1) : Cdc Climat est la filiale de la Caisse des Dépôts créée en 2001 pour lutter contre le changement climatique à travers trois actions : l’investissement en actifs carbone, le développement de services au marché du climat et la recherche en économie du changement climatique. Par ses investissements, elle vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 60 Mt d’ici la fin 2014. Les projets domestiques CO2 sont une application en France des mécanismes prévus par le protocole de Kyoto. Ils visent à rémunérer les acteurs, non couverts par le système européen d’échange de quotas, qui mettent en place volontairement des actions de réduction de leurs émissions.
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