Paris, 12 nov 2015 (AFP) - Le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll a indiqué jeudi que la loi d'avenir pour l'agriculture allait introduire plus de transparence dans les contrôles des abattoirs.
« La loi d'avenir agricole va mettre en place la transparence et la communication des contrôles. Cela existe déjà dans les restaurants, ça sera fait dans les abattoirs », a déclaré le ministre, pris à parti lors des questions au gouvernement par la sénatrice UDI Sylvie Goy-Chavent, à propos de l'abattoir d'Alès. « Contrairement à ce que vous dites, l'Etat contrôle et continuera à contrôler, et l'Etat jouera la transparence. Le bien-être animal j'en suis comptable, et je ferai tout pour que les abattoirs respectent les règles, grands ou petits », a rétorqué Stéphane Le Foll. Il a souligné que pendant l'année 2014, 104 avertissements et 60 mises en demeure ont été donnés aux abattoirs, et 2 agréments ont été retirés ». « J'ai pris des mesures dès le 3 novembre avec une lettre envoyée à tous les préfets justement pour assurer l'ensemble de ces contrôles », a-t-il ajouté. Le ministre a également rappelé « qu'entre 2010 et 2012 près de 440 postes ont été supprimés dans les services vétérinaires et avec mon ministère on aura 160 postes créés d'ici 2017, et les contrôles seront renforcés ».
« L'histoire de l'abattoir d'Alès a prouvé une chose c'est que les contrôles menés par l'Etat, lorsqu'ils existent, sont rarement suivis d'effet. C'est pourquoi j'ai demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur la pratique dans les abattoirs français », a répondu Mme Goy-Chavent qui assure qu'une « soixantaine de sénateurs de toutes sensibilités mais aussi de très nombreux députés soutiennent cette démarche ».
L'association de défense des animaux L214, opposée à l'élevage, a diffusé en octobre des images filmées en caméra cachée à l'abattoir d'Alès. On y voit notamment des bovins et des moutons en train d'être saignés alors qu'ils ont repris connaissance après avoir été étourdis, ou des porcs entassés dans une cage qui descend dans une fosse où ils seront asphyxiés au CO2. L'abattoir a été fermé à titre conservatoire. Le parquet d'Alès a ouvert une enquête préliminaire sur des « faits d'acte de cruauté, mauvais traitements sur animaux ». Pour sa part, l'association de consommateurs CLCV a indiqué mardi souhaiter que les inspections inopinées soient renforcées dans les abattoirs et a demandé plus de transparence de la part de l'Etat.
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