Le Parlement européen a adopté un rapport visant à limiter l’utilisation des antibiotiques dans les élevages, afin d’éviter la transmission de bactéries résistantes dans l’alimentation humaine.
Le rapport relatif à la refonte de la législation sur les médicaments vétérinaires a été adopté par le Parlement européen à la quasi-unanimité (583 voix sur 619). Françoise Grossetête, députée européenne (LR, PPE) à l’origine de celui-ci, a salué cette décision comme étant « un formidable pas en avant pour la santé publique ». Selon elle, ce texte permettra de « mieux encadrer et de réduire l’usage d’antibiotiques dans les élevages afin d’éviter que des bactéries résistantes se transmettent à l’Homme via l’environnement ou l’alimentation ».
Le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies signalait récemment que les bactéries présentes chez les humains, les aliments et les animaux continuaient à présenter une résistance aux antimicrobiens les plus utilisés. Notamment, les bactéries du genre Campylobacter et les salmonelles résistantes se répandent en Europe, réduisant donc les possibilités en matière de traitement efficace des infections sévères d’origine alimentaire.
« En 2015, l’utilisation des antibiotiques en médecine vétérinaire était encore deux fois plus importante qu’en médecine humaine ! Une situation préoccupante alors que l’Organisation mondiale de la santé ne cesse de tirer la sonnette d’alarme : l’antibio-résistance pourrait bientôt faire davantage de morts que le cancer » explique la députée.
Ainsi, la nouvelle législation vise à ce que « les médicaments vétérinaires ne doivent en aucun cas servir à améliorer la performance ou à compenser le non-respect des bonnes pratiques d’élevage ». Ces médicaments vétérinaires ne doivent être utilisés qu’en dernier recours et sur prescription d’un vétérinaire.
Les importations doivent respecter les normes UE
Par ailleurs, le règlement adopté dresse une liste d’antibiotiques qui devront être uniquement réservés aux traitements humains. Françoise Grossetête se félicite en particulier d’avoir pu « imposer l’arrêt de l’importation de viandes provenant de pays tiers qui ne respectent pas les mêmes standards d’usage des antibiotiques ». Le texte impose que les denrées alimentaires importées respectent les normes de l’UE.
« C’est un élément de réciprocité très important, qui doit permettre à nos éleveurs de ne pas se retrouver en situation de désavantage compétitif face à la concurrence internationale. Les bactéries résistantes ne connaissent pas de frontières et les normes sanitaires doivent donc être les mêmes pour tous. C’est maintenant à l’Europe d’imposer les règles du jeu » a-t-elle conclu. L’accord doit encore être adopté de façon formelle par le Conseil avant publication au Journal officiel.
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