Le spécialiste de la restauration rapide McDonald's a annoncé mercredi l'augmentation de ses approvisionnements en viande charolaise achetée à des éleveurs français par le biais de contrats à prix fixe, qu'il va porter à 6.000 tonnes par an.
« McDonald's prévoit de tripler ses approvisionnements de steak haché de race charolaise d'ici 2019 », passant de 2.000 actuellement à 6.000 tonnes de viande achetées à des éleveurs français a indiqué à l'AFP Delphine Smagghe, vice-présidente de McDonald's France. Ce tonnage sera consacré à des sandwiches haut de gamme vendus quelques euros de plus que le menu ordinaire dans les restaurants français de la marque américaine.
Aujourd'hui, pour fournir ses restaurants français, McDonald's achète 25.000 tonnes de viande en France (soit 55 % de ses achats de 46.000 tonnes) toutes races de vache confondues. Cela représente 670.000 bêtes provenant de 41.300 élevages en France.
McDonald's n'achète toutefois pas la totalité de la bête car on n'utilise que l'avant d'une vache pour faire des steaks hachés. Les morceaux de l'arrière sont vendus à d'autres acheteurs.
McDonald's et son partenaire MoyPark Beef Orléans passent avec les éleveurs des contrats basés sur leurs coûts de production, et décorrélés des cours du marché. Avec ces contrats, « nous construisons des relations de long terme avec l'ensemble des acteurs de nos filières agricoles qui permettent de donner aux éleveurs de la visibilité sur leurs activités et à McDonald's de sécuriser ses approvisionnements », assure Delphine Smagghe.
En 2016, l'enseigne est devenue le premier partenaire de la filière steak haché charolaise, selon Philippe Dumas, éleveur de Charolaises dans la Loire et président du groupe coopératif Sicarev. Cela permet à la filière de valoriser la partie avant des animaux et ainsi d'avoir « un bon équilibre » avec les autres clients qui achètent les arrières, soutient-il.
Le groupe Sicarev, dont deux abattoirs sont déjà agréés par le groupe américain, a réalisé des investissements de 12 millions d'euros dans un troisième abattoir à Roanne pour anticiper la hausse des volumes.
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
De 600 000 à 2,3 millions de litres de lait livrés : le Gaec des Bohons mise sur la robotisation
Chez Alexandre, « le prix d’achat du robot de traite ne représente que 50 % du coût total d’utilisation »
Biolait prévoit un déclassement de 10 % à 15 % en 2026
L’usine de tracteurs Claas du Mans dévoile ses secrets en photos
Les coopératives mettent un coup de frein sur les volumes
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Intervenants en élevage : « tout le monde ne circule pas librement sur l’exploitation ! »