Peste porcineDidier Guillaume demande l'aide des chasseurs pour étendre la « zone blanche »

| AFP

Le ministre de l'agriculture Didier Guillaume a appelé jeudi les chasseurs à étendre en Meurthe-et-Moselle la « zone blanche » vidée de tout sanglier le long de la frontière franco-belge, pour éviter l'arrivée sur le territoire français de la peste porcine africaine.

La peste porcine africaine menace les élevages et l'exportation de porcs. Des « mesures drastiques » de « dépeuplement des sangliers », qui sont vecteurs de la maladie, doivent être menées dans une nouvelle zone le long de la frontière franco-belge, estime le ministre dans un communiqué. Et il appelle à une « mobilisation particulière » les chasseurs de Meurthe-et-Moselle. « La zone blanche se traduit aussi par des restrictions complémentaires sur les activités forestières de loisir ou professionnelles, telles qu'elles ont d'ores et déjà été appliquées dans les Ardennes et la Meuse » a expliqué le ministre. Selon lui, la semaine prochaine, « ce seront plus de 100 kilomètres de clôtures fixes qui auront été déployées dans les trois départements des Ardennes, de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle » pour tenter d'interdire l'arrivée de sangliers malades venus de Belgique où la maladie a été détectée.

Cette maladie hémorragique virale n'est pas transmissible à l'homme, mais elle prive le pays de son « statut indemne » et empêche ainsi quasi-automatiquement l'exportation de viande de porc, présentant ainsi un risque économique lourd pour les élevages porcins français.

« La France est indemne de peste porcine africaine », a dit le ministre « mais il ne faut pas baisser la garde. Nous sommes engagés dans une lutte au long court qui nécessite pour tous de rester mobilisés et vigilants ». L'Etat a déjà investi « plus de six millions d'euros » dans ce programme de prévention. Le ministre a regretté que « des actes isolés de vandalisme sur la clôture » aient été relevés en Meurthe-et-Moselle et a demandé au préfet « la plus grande fermeté pour éviter que de tels comportements ne se reproduisent et ne viennent compromettre l'intérêt commun de la France ».


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