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 Les circuits de proximité en forte progression pour capter davantage de valeur ajoutée. (© Terre-net Média)
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Le profil des agriculteurs commercialisant en circuits courts est particulier. Selon une étude du Service de la statistique et de la prospective (Ssp), les exploitants, hors viticulteurs, commercialisant en vente directe, valorisent une superficie agricole utilisée (Sau) plus faible que ceux qui n'ont choisi que les circuits longs.
C'est particulièrement vrai pour les exploitations cultivant des légumes : trois sur quatre cultivent moins de 20 hectares contre quatre sur dix pour les autres.
10 % convertis au bio
Qu'ils soient producteurs de légumes, de fruits, de volailles ou autres, la part des agriculteurs en mode de production certifiée biologique est plus importante pour ceux vendant au moins un produit en circuit court : 10 % sont convertis au bio contre 2 % pour ceux qui ont choisi un autre mode de distribution. 7 % envisagent même une conversion dans les cinq ans, contre 3 % pour le reste des producteurs. De plus, sans être certifiés en agriculture biologique, beaucoup d'autres agriculteurs décrivent leurs pratiques comme proches du bio (source Inra). Dans ce cas, la relation de confiance établie entre producteur et consommateur prime.
Pour 57 % des producteurs de légumes impliqués dans le court, leur mode de commercialisation représente plus de la moitié du chiffre d'affaires des ventes, toujours selon l’étude de la Ssp. Pour les autres produits, la part des circuits courts est moins importante.
Un type de commercialisation ancré en Corse et en Outre-mer
Enfin, parmi les pratiquants des circuits de proximité, un sur cinq a moins de 40 ans. Cette proportion est supérieure au restant des agriculteurs. Et ils mobilisent sur leurs exploitations 2,2 unités de travail annuel contre 1,4 toutes activités confondues. C'est en Corse et dans les départements d'Outre-mer que ce type de commercialisation traditionnelle est le plus ancré. Deux tiers des agriculteurs corses utilisent les circuits courts.
Dans les régions où beaucoup d'exploitants sont présents sur un produit, les agriculteurs sont souvent regroupés dans des structures collectives, organisations de producteurs ou coopératives. Par exemple, pour les volailles, les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, qui concentrent respectivement 14 % et 15 % des exploitations avec des volailles, vendent trois à quatre fois moins en circuit court que la région Provence qui compte quinze fois moins de producteurs.
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