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L'offre a dépassé la demande : voilà la situation actuelle de la filière laitière bio française. Si elle arrive encore à contenir les impacts sur le prix du lait, ce dernier pourrait prochainement chuter. Explications de Corentin Puvilland de l'Idele.
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« En France, le déphasage entre offre et demande continue de croître sur le marché du lait bio », analyse Corentin Puvilland, chef de projet conjoncture lait à l'Institut de l'élevage. Sur 2021, la collecte de lait bio devrait s'élever à 1,24 milliard de litres, soit 12 % de plus qu'en 2020, notamment grâce à une bonne pousse de l'herbe mais aussi et surtout aux nouvelles conversions avec des volumes plus importants qu'avant. Le Cniel s'attend par ailleurs à 100 millions de litres supplémentaires l'an prochain.
Trop de lait bio sur le marché
Si l'offre augmente, le marché ne suit pas : « Depuis le début de l'année 2021, la consommation de produits laitiers bio ralentit dans toutes les familles de produits et leurs parts de marché reculent également. »
Et la baisse du prix ne devrait pas tarder à se faire ressentir : « Elle n'est pour l'instant que de 3 € en moyenne sur l'année, mais le prix commence à décrocher depuis août. En septembre, il se situait 13 € en dessous du prix de l'an dernier. » Pour l'instant, les cours soutenus des produits laitiers standards limitent le coût du déclassement, mais jusqu'à quand ?
Pour autant, le marché du lait bio semble plus dynamique dans les autres pays européens : les prix augmentent même aux Pays-Bas, en Autrice, en Suède, mais aussi en Allemagne avec des records à près de 500 €/tonne.
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