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En AllemagneLe lait bio ne paie pas

Entre 2016 et 2021 en Allemagne, il ne restait en moyenne que 8,07 ct/kg de lait bio pour la rémunération du chef d’exploitation et de la main-d’œuvre familiale. (©Pixabay)
Entre 2016 et 2021 en Allemagne, il ne restait en moyenne que 8,07 ct/kg de lait bio pour la rémunération du chef d’exploitation et de la main-d’œuvre familiale. (©Pixabay)

L’European milk board (EMB) estime que sur les cinq dernières campagnes, les producteurs de lait bio en Allemagne n’ont pu se rémunérer qu’à 34 % des normes fixées par les conventions collectives.

Dans une récente communication, l’EMB (European milk board) dénonce une situation de revenu difficile pour les producteurs de lait bio en Allemagne.

L’organisation s’appuie sur une étude du Bureau d’agriculture et de sociologie agricole (BAL) concernant les coûts de production du lait bio sur la campagne 2020/21. Ils « s’élèvent à 64,39 ct/kg lorsque l’on prend en compte une rémunération équitable pour le travail des éleveurs », tandis que le prix moyen payé aux producteurs était de 48,66 ct/kg.

Autrement dit, « il manquait 24 % aux producteurs de lait bio pour couvrir l’ensemble de leurs coûts ».

«  Seulement 8,07 ct/kg de lait bio pour la rémunération »

Côté rémunération, l’EMB revient sur les données concernant les campagnes 2016/17 à 2020/21 pour le lait bio allemand.

Avec une moyenne quinquennale de 51,98 centimes pour les intrants et frais généraux d’exploitation, « il ne restait que 8,07 ct/kg de lait bio pour la rémunération du chef d’exploitation et de la main-d’œuvre familiale ». Soit seulement 34 % des normes fixées par les conventions collectives.

« D’après ces faits, le lait bio n’est donc en aucun cas durable d’un point de vue social et économique », conclut l’organisation européenne.

Au-delà du lait bio allemand

L’EMB rappelle que les analyses réalisées sur les coûts de production de toutes les exploitations laitières « révèlent que le prix que perçoivent les producteurs de lait ne leur permet pas de couvrir leurs coûts de production ».

Il pointe le « manque à gagner chronique » qui caractérise la production laitière en Europe, et rappelle sa proposition d’ancrer dans la législation un instrument de gestion des crises : le Programme de responsabilisation face au marché.

 

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