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Mode d’emploiAméliorer le bilan carbone de mon exploitation

Point de situation pour ce 7e rendez-vous de la web-série Ferme Laitière Bas Carbone. Après avoir sillonné la France et rencontré de nombreux éleveurs engagés dans la démarche, il est temps de faire le point sur les différents leviers d’actions disponibles pour réduire l’empreinte environnementale des élevages. À chaque situation sa solution. C’est ce que vous expliquent Elisabeth Castellan, Flore Diece et Sarah Lamsaif en reprenant celles mises en avant dans la web-série. Les partenaires de la démarche, que sont le Cniel, l’Idele, l’APCA et Eliance, vous accompagnent ainsi pour atteindre l’objectif de 100 % des fermes engagées dans la démarche Ferme Laitière Bas Carbone d’ici 2030.

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Sur le chemin du changement de pratiques, le diagnostic Cap’2ER® marque le point de départ de votre engagement vers un système bas carbone et précise la marche à suivre. Comme l’explique Ghislain de Viron, nous avons besoin d’évoluer vers une « agriculture plus climato-intelligente ».

Première étape : diagnostic CAP’2ER®

Tenant compte de la diversité des territoires et des modes d’exploitation, le diagnostic Cap’2ER® vous aide à déterminer les points forts de votre exploitation et les leviers d’action les plus pertinents. Certains d’entre vous ont des possibilités limitées de pâturage comme Iban Pebet, là où d’autres pourront envisager le 100 % pâturage pour une quasi-autonomie alimentaire comme Jean-Charles Tardieu. Quelle que soit votre situation, le diagnostic identifiera vos potentiels d’amélioration.

Actionnez le levier « gestion de troupeau »

D’une manière générale, une évolution de la gestion du troupeau est accessible à la plupart des exploitations laitières. Cela passe notamment par un travail sur la reproduction, avec différents axes :

  • réduire l’âge au premier vêlage,
  • diminuer le taux de renouvellement du troupeau,
  • limiter les périodes improductives de vos génisses et de vos vaches pour améliorer le ratio de vos émissions de GES par litre de lait

L’optimisation de l’alimentation, et la diminution de la part de concentrés en particulier, est possible grâce à une amélioration de la qualité des fourrages (semis de légumineuses) et/ou à certaines techniques tel que le pâturage tournant dynamique expérimenté par Yohann Serreau. Gardez également à l’esprit que le tourteau de colza présente un bilan carbone bien meilleur que celui du soja.

Valorisez vos effluents d’élevage

La meilleure façon de faire des économies, que ce soit en carbone ou en euros, est d’éviter la dépense. Mieux utiliser ce que vous avez déjà sur l’exploitation évite de devoir recourir à des intrants. Cela s’applique par exemple à la fertilisation des sols comme chez Jean-Marc Burette. D’importantes économies peuvent être faites en valorisant mieux vos effluents. Certains d’entre vous oseront franchir le cap d’un investissement matériel, même important. Mathieu Alliet ne regrette pas l’installation de son méthaniseur ni l’utilisation de l’épandeur à pendillards de sa Cuma.

Agir pour préserver la biodiversité tout en augmentant le stockage de carbone

Améliorer son empreinte carbone, c’est aussi contribuer à préserver la biodiversité. Nos éleveurs engagés ont tous compris l’intérêt de la plantation de haies, dont ils valorisent parfois le bois. La présence d’un couvert végétal, le maintien des prairies, permanentes ou temporaires, voire un moindre travail du sol, contribuent à développer votre potentiel de stockage du carbone. Et ces unités de carbone « économisées » sont valorisables financièrement.

Les économies d’énergie et la réduction de vos émissions de GES sont aussi favorables à l’environnement qu’à votre porte-monnaie. Par ailleurs, l’évolution vers des pratiques plus durables est compatible avec le maintien de la productivité laitière, tout en tenant compte de la charge de travail pour l’éleveur. Vous avez donc tout à gagner à améliorer votre bilan carbone.

Dans le prochain épisode, vous découvrirez comment sont expérimentées ces nouvelles techniques avant d’être promues dans les exploitations. C’est la mission que s’est donné la station expérimentale de Trévarez dans le Finistère.

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