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Alimentation et fertilisationÉconomie et environnement, tout est bon !

Pour ce troisième épisode de la web-série Ferme Laitière Bas Carbone, Jean-Marc Burette nous accueille sur sa ferme de Fleurbaix, en zone péri-urbaine, dans le Pas-de-Calais. Il nous partage les fruits de son travail sur l’alimentation de son troupeau et la fertilisation de ses cultures. Accompagné par Elisabeth Castellan, chef de projet Environnement à l’Idele, il en est à son 3e diagnostic Cap’2ER.

Jean-Marc Burette, éleveur de Prim’Holstein dans le Pas-de-Calais, en est à son 3e diagnostic Cap’2ER. En tête de liste de son plan d’actions, un travail sur l’alimentation du troupeau. Au menu : maïs fourrage et colza. « L’optimisation de la production laitière via l’alimentation est le principal levier choisi par les éleveurs comme Jean-Marc pour améliorer leur bilan carbone », témoigne Elisabeth Castellan, chef de projet Environnement à l’Institut de l’Élevage (Idele).

L’alimentation du troupeau : premier levier d’action

L’exploitation de Jean-Marc Burette, ce sont 75 vaches laitières, pour 725 000 litres de lait produits par an, et 65 ha de cultures, majoritairement du maïs fourrage (40 ha), le reste en blé, et seulement 3 ha de prairies. « La pression foncière étant très forte, je dois utiliser les sols à leur plein potentiel, explique l’éleveur. Un hectare de maïs fourrage ici nourrit trois vaches laitières, alors qu’un hectare d’herbe n’en nourrit qu’une. »

L’utilisation de tourteau de colza est très favorable car il a un impact carbone trois fois moins important que le soja. » La détection d’un surdosage au niveau de la quantité de concentrés distribués a aussi permis de rééquilibrer les rations. « J’ai réduit mes coûts, soulagé mon empreinte carbone, sans diminuer la production de lait et j’ai même gagné un point de taux protéique », se félicite l’éleveur.

Un budget engrais réduit de 40 % grâce à une meilleure valorisation des effluents

Dans sa démarche de réduction d’émissions de GES, Jean-Marc a aussi cherché à mieux utiliser le fumier de ses vaches. L’analyse chimique de leur valeur l’a affranchi de l’utilisation d’intrants minéraux pour la fumure de fond (phosphore, potasse). L’expérimentation, la mesure précise, grâce à un pont bascule, des volumes de fumier utilisés et la localisation de l’engrais lui ont permis d’optimiser ses apports. « Mon budget global consacré aux engrais a ainsi baissé de 40 %. »

Les objectifs de Jean-Marc Burette pour l’avenir passent par l’implantation de couverts plus riches en légumineuses (trèfle, féverole…). Economie d’azote, plantes plus robustes, alimentation de meilleure qualité, il poursuit sa réflexion, pour confirmer l’intérêt de la pratique et s’assurer un retour sur investissement, vu le prix plus élevé des semences.

La quête de durabilité, un cercle vertueux à l’origine de 10 à 15 000 euros d’économies de charges

La recherche d’équilibre et de cohérence entre les pratiques vertueuses et les résultats technico-économiques est un travail de longue haleine pour un éleveur. Une certitude cependant, des vaches en bonne santé grâce à une alimentation de qualité contribuent à des exploitations laitières durables à plus d’un titre. « Dans l’ensemble de ma démarche Ferme Laitière Bas Carbone, j’ai réalisé des économies de charges de l’ordre de 10 à 15 000 €, le tout, sans baisser le rendement de mes sols ou de mes vaches. Aujourd'hui chacune de mes vaches produit 2 000 litres de lait de plus par an par rapport à la moyenne nationale des exploitations équivalentes dans un système qui émet 0,14 kg éqCO2 de moins par litre de lait », conclut Jean-Marc Burette, éleveur laitier économe et heureux.

Notre web-série continue la semaine prochaine avec le sujet du pâturage tournant dynamique et son impact dans une démarche de Ferme Laitière Bas Carbone. Rendez-vous le 6 juillet en région Centre de Val de Loire.

Article réalisé par Web-agri Factory et proposé par le Cniel.

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