« Je rappelle qu'autour de la France se sont agrégées les mêmes positions de la Pologne, de la Hongrie, de l'Autriche, de l'Irlande, de la Belgique. Alors certes, il manque un pays qui aurait fait la différence pour obtenir la minorité de blocage, mais la voix de la France s'est fait entendre », a dit la ministre vendredi soir à la presse.
Ce vote « n'est pas la fin de l'histoire. Il y a un acteur majeur qui va rentrer en ligne de compte, c'est le Parlement européen. Et puis nous n'hésiterons pas à prendre unilatéralement un certain nombre de mesures dès lors que nous considérons que nos filières (agricoles) sont en danger », a-t-elle ajouté, citant l'interdiction déjà actée de produits importés traités avec cinq pesticides interdits dans l'UE.
Interrogée sur une éventuelle application provisoire de l'accord, après sa signature au Paraguay mi-janvier mais avant sa ratification par le Parlement, la ministre a appelé à une consultation préalable des parlementaires.
« Je souhaite que la démocratie soit honorée (...) je pense que la consultation du Parlement européen est une étape absolument indispensable pour valider l'accord, » a-t-elle répondu.
« Je ne souhaite pas qu'il y ait une application provisoire. Et je souhaite, comme le Premier ministre, que le Parlement européen soit consulté au bon moment, en bonne et due forme. Mais je sais que des discussions intenses se conduisent en ce moment en la matière », a-t-elle encore dit.
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