La reprise assez nette de la production laitière, en France comme dans les grands bassins exportateurs, pèse sur les marchés et entraîne les prix des produits laitiers dans une phase descendante.
Les prix des produits laitiers industriels en France continuent de suivre une tendance baissière, « avec des niveaux de valorisation différents », note l’économiste Benoît Rouyer dans la dernière note de conjoncture de Cniel, diffusée début janvier.
Malgré une dégringolade de près de 2 000 €/t en trois mois, le prix du beurre demeure ainsi au-dessus du niveau moyen des dix dernières années, tandis que celui de la poudre maigre affiche des niveaux particulièrement dégradés, sous les 2 200 €/t.
Une détente liée à l’abondance de l’offre. La production a de fait redémarré ces derniers mois dans les principaux bassins exportateurs : « elle est dynamique en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis (respectivement + 1,7 % et + 2 % sur douze mois) et repart sensiblement à la hausse depuis cet été au sein de l’Union européenne (+ 0,9 % sur un an) ».
Le redressement de la collecte est particulièrement marqué en France : sur la période août-novembre 2025, elle était supérieure de 4,3 % à la même période en 2024.
« Le maintien d’une collecte dynamique dans les mois à venir reste néanmoins incertain en France, compte tenu du contexte sanitaire préoccupant et du prix élevé des vaches de réforme », souligne l’économiste.
Côté prix du lait, s’il restait en octobre supérieur de 23 € à son niveau d’octobre 2024, il se trouve orienté à la baisse depuis le mois de novembre. En aval, les prix des produits laitiers en magasin évoluent peu, sauf pour le beurre, dont les prix ont augmenté de 2,6 % entre novembre 2024 et novembre 2025.
Côté charges dans les élevages, l’évolution restait modérée fin 2025. En octobre, l’indice général Ipampa lait de vache reculait de 2 % sur un an. Mais, rappelle Benoît Rouyer, cet indice reste supérieur de 21 % à son niveau de 2020.

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