Beurre, poudres, fromages, les prix baissent. Au niveau international, la production de lait est excédentaire.
Trop de lait partout dans le monde, tel est le constat qu’on entend, même dans les réunions de producteurs, sur le terrain français. La production ne faiblit effectivement pas chez tous les grands pays exportateurs. « Les prix continuent de baisser partout, mais la production ne ralentit pas », analyse Baptiste Buczinski, agro-économiste à l’Institut de l’élevage. Seule l’Australie semble « souffrir un peu » du fait des conditions météorologiques. Mais, même en Nouvelle-Zélande, malgré des pâturages moins productifs que les autres années, la production persiste. Le prix y a été particulièrement incitatif, avec plus de 10 dollars néo-zélandais par kilo de matière sèche. Cependant, Fonterra a annoncé des ajustements à la baisse récemment.
L’Argentine produit beaucoup, contrairement à d’autres années, avec l’Uruguay. Une situation liée à la stabilisation économique du pays à travers sa monnaie, à de bonnes conditions climatiques et à des prix suffisamment incitatifs à l’export mais aussi pour les éleveurs. Aux États-Unis, malgré un prix en baisse, les éleveurs continuent de produire car l’aliment est lui aussi en baisse. « Un effet d’annonce de plus ? » s’interroge Baptiste Buczinski au sujet des annonces de Donald Trump pour un soutien de 12 Md$ aux agriculteurs américains. Trop de lait donc et des prix qui chutent pour les poudres, le beurre et même les fromages. « Les prix du gouda et du cheddar, fromages exports, chutent également », relève l’économiste. L’année 2026 s’annonce plus compliquée, au moins pour le premier semestre.
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