« Les entreprises des viandes sont au bord de la rupture », lance Culture viande, le syndicat des métiers de l’abattage et de la découpe, alors que les négociations commerciales vont bon train.
La fragilité du secteur est double : les abatteurs font face à la décapitalisation bovine qui les prive de volumes, et à la hausse du prix de la viande. En 2025, les volumes abattus étaient en retrait de 2,1 % sur le segment des gros bovins, et de 7,2 % sur celui des veaux de boucherie. Le manque d’offre fait monter les prix, autour de 40 % entre 2024 et 2025. Depuis 2020, le prix de certaines catégories d’animaux a été tout simplement multiplié par deux.
La France a perdu près d’un quart de ses abattoirs bovins en 15 ans.
À cela s’ajoute la hausse des charges, avec une hausse du prix de l’électricité de 86 % depuis 2019, ou encore l’augmentation de redevances envers l’Agence de l’eau. « Ces charges ne peuvent être absorbées indéfiniment par les entreprises du secteur des viandes », poursuit le syndicat.
Dans ce contexte, Culture viande attend des « signaux clairs » de la part de l’État, ainsi qu’une « prise de conscience collective de la situation économique réelle des industriels dans le cadre des négociations commerciales ».
Depuis plusieurs années, les entreprises des viandes affrontent une crise structurelle. « Entre octobre 2024 et juin 2025, 132 entreprises d’abattage, de découpe et de transformation ont disparu », alerte le syndicat. Depuis 2010, la France a perdu près d’un quart de ses abattoirs de bovins. Mais pour la filière, la protection de nos outils agroalimentaires est stratégique : « soit la France produit, soit elle importe ».
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