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Paroles de lecteursGuerre en Ukraine : « Les éleveurs sur la paille si son prix s'enflamme »

 Si la paille flambe, Juju Ma propose de « faire davantage d'échanges paille-fumier. » (©Pixabay // Création Terre-net Média)
Si la paille flambe, Juju Ma propose de « faire davantage d'échanges paille-fumier. » (©Pixabay // Création Terre-net Média)

Les éleveurs de Web-agri ne se font pas d'illusion : avec le conflit russo-ukrainien, « le prix de la paille va monter, c'est sûr ! » D'ailleurs, « qu'est-ce qui n'augmente pas ? », se demandent-ils. Du tac-o-tac et d'une seule voix, ils répondent : « Le revenu des éleveurs !!! »

Pour Thomas Tessier, c'est « évident, le prix de la paille va monter ! » « Y a-t-il des choses qui baissent en ce moment !! (...) », lance-t-il.

Claude Locard préfère ironiser : « Attention qu'elle ne s'enflamme... »

« C'est plus simple de dire ce qui ne va pas augmenter ! », rétorque Cédric Lambillotte.

« Le GNR dans la cuve ! », répond Thierry Hombourger.

« De quoi enfoncer un peu plus les éleveurs ! »

« Les prix du lait et de la viande payés aux producteurs (...) !! », enchaîne Jean-François Roullier.

« Le revenu des éleveurs !!! », renchérit Zessirb EmoRej.

« Histoire de les enfoncer encore un peu plus !!! », déplore Bru No.

Si en plus, certains spéculent...

« D'où l'expression être sur la paille... », résume sur le ton de l'ironie Pier France.

« Si en plus ceux, qui ont des méthaniseurs, spéculent dessus... », craint Fabien Augier.

« Spéculation, spéculation, spéculation... Pendant que certains s'en mettent plein les poches, d'autres crèvent de faim, insiste Danse Avec Les Loups. Bientôt, fini l'élevage en France ! La guerre en Ukraine a bon dos pour augmenter les prix !! (...) »

« La paille devrait être indexée sur le revenu des éleveurs, il y aurait beaucoup moins de spéculation », estiment Gaëlle et Nicolas Boussiquault.

Appel à la solidarité des céréaliers 

Ou, en cas de forte inflation, « donnée par les régions céréalières », propose Emmanuel Bellanger.

« Vu le prix exorbitant de l’engraisThibault Louguet « doute » que ce soit réalisable.

Sébastien Thévenin n'y semble effectivement pas favorable : « Y a pas de raison qu’on en fasse cadeau ! On paye bien les fumures pour obtenir de la paille. »

Est-ce possible, vu les prix des engrais...

Idem pour Ludovic Duhain : « (...) Pourquoi les éleveurs ne donneraient-ils pas leurs fumiers aux céréaliers ? (...) »

« Belle mentalité, tranche Élevage nouvionnais. « Sans les élevages, où iraient les orges fourragères et le blé déclassé ? », fait-il remarquer. « Ah j'oubliais, il y a la méthanisation... »

« Deux productions complémentaires »

Juju Ma exhorte plutôt à « se soutenir entre céréaliers et éleveurs pour trouver ensemble des solutions  » ! Par exemple : « faire davantage d'échanges paille-fumier. »

« La base… », selon Guesch Tapopoulos

Que tout le monde y trouve son compte !

Christian Taveneau témoigne : « Je vends de la paille mais j'ai été éleveur. Je sais ce que c'est de ne pas en avoir. Les céréaliers feront ce qu'il faut. (...) »

« L'idéal est que tout le monde y trouve son compte », juge Nicolas Cortier

« Comment, en effet s'interroge Quentin Morrier, réussir à donner une bonne image de l'agriculture si les agriculteurs ne sont pas solidaires ? »

« (...) Arrêtons d'opposer deux productions qui depuis toujours sont complémentaires », poursuit François-Xavier Hupin.

« Être plus autonome »

« Quand on voit la paille qui reste dans les champs après récolte, dommage qu'elle ne serve pas aux éleveurs... », fait remarquer Michelle Chesnel.

« Bah oui, mais si on l'enlève, il n'y a plus d'humus dans le sol et il faut apporter plus d'engrais chimiques », réplique Ludovic Touvier.

« Et avec les problèmes de dispo en potasse pour l’année prochaine et les prix des engrais, le broyage de la paille est la meilleure solution », ajoute JN Dupont.

Audrey Anthony revient à la charge : « Quand la paille et le blé ne sont pas chers, personne ne plaint les céréaliers mais quand les cours grimpent, ils devraient faire don de ces matières premières aux éleveurs ? (...) » Son argument : « Lorsqu'on élève du bétail, il faudrait essayer d'être autonome sur son exploitation. »

Jean-Baptiste Poncin pense même que « les éleveurs seront obligés de semer plus de céréales comme après la Seconde Guerre mondiale où tous les élevages produisaient leur paille. »

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