C'est ce qu'estiment plusieurs lecteurs de Web-agri, en particulier avec la flambée actuelle du prix des engrais. « C'est toujours un billet à gratter », met en avant Adrien. « Ça ne sera pas dur de trouver des acheteurs », ajoute Emmanuel.
« Ça paraît logique, déclare Romain Bail, à propos de l'article paru sur Web-agri indiquant que s'il quitte l'exploitation, un fermier doit laisser à son successeur les effluents d'élevage de l'année. En même temps, je vois pas comment et où il amènerait le fumier en partant... »
« Le proprio n'a pas demandé à un avocat avant ?, s'interroge Gil Chavallier. On est sans doute encore tombé sur un bon qui n'a même pas cherché ce que dit la loi. »
« C'est une richesse, valorisez vos effluents ! »
« Vendre le fumier et/ou le lisier, c'est toujours un billet à gratter », suggère Adrien Ameline.
« Et vu le prix des engrais, si le successeur n'en veut pas, ça ne sera pas dur de trouver un acheteur, estime Emmanuel Bretelle. La m... vaut de l'or désormais ! »
« Dans ma région, il vaut 20 €/t pour approvisionner les méthaniseurs et j'en échange aussi 30 t pour 1 ha de paille », témoigne Alexandre Saison.
« La richesse d'un paysan s'est toujours mesurée au tas de fumier dans la cour de ferme », fait remarquer Francis Perrier.
« On pourrait en déposer devant le Trésor public, histoire de les mettre au parfum ! », plaisante Dominique Lecler.
« Faut quand même en garder un peu pour répandre devant une préfecture un jour de contestation », propose Frédéric Charbonnier.
« En y ajoutant quelques membres du gouvernement et en mettant le tout dans un méthaniseur, on aurait de l'énergie pour 200 ans ! », enchaîne Jean-François Clarion.
Dans un méthaniseur, avec quelques représentants de l'État : de l'énergie pour 200 ans !
« Et pour toute la planète ! », renchérit Jean-Michel Meliot.
Face aux critiques à l'encontre de la méthanisation, Greg Escure encourage « à ne pas avoir peur de se salir les mains et à se lancer ».
« Donc, si je comprend bien, dans l'article, les Américains utilisent le fumier pour faire du méthane, d'où une économie de pétrole qu'on utilise pour fabriquer de l'engrais qui est ensuite épandu dans les champs, résume Jean Dupont. Pas mal ! »
« Jusqu'à ce que l'élevage disparaisse... »
Chez Romain Bail en revanche, « tu peux te brosser avant de vendre du lisier ou du fumier ». « Faut le livrer pour espérer s'en débarrasser ! »
Raph Bertrand n'est pas de cet avis : « Si ton tas de fumier te gêne, je viens l'enlever avec plaisir. Mes terres apprécieront ».
« Tu es d'où ? », demande Adrien Ameline à Romain Bail.
« Bretagne », répond celui-ci.
« Pour vendre du fumier ou lisier, il ne faut pas que l'élevage disparaisse », ironise Lionel Gourio.
Le fumier, un détail en cas de liquidation judiciaire...
Terminépoursuit sur le même ton : « En cas de liquidation judiciaire de l'exploitation, pas de soucis, le repreneur a tout pour pas cher... Pas besoin de s'attarder sur le détail du fumier... Le problème des transmissions en élevage, c'est déjà de réussir à transmettre sa ferme ! »
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