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[Paroles de lecteurs] Baisse des revenusLes lecteurs de Web-agri dénoncent « un racket organisé »

 La baisse de revenu des élevages bovins en 2020 peut atteindre jusqu'à - 10 000 €/UMO exploitant ! (©Terre-net Média)
La baisse de revenu des élevages bovins en 2020 peut atteindre jusqu'à - 10 000 €/UMO exploitant ! (©Terre-net Média)

« Industriels, coops, groupements, abattoirs... » Pour les lecteurs de Web-agri, tous sont responsables de la perte importante de revenu des éleveurs bovins, laitiers comme allaitants, en 2020 et depuis 30 ans ! Selon eux, ces derniers font pression sur les prix du lait et de la viande pour « s'approvisionner au moindre coût ». D'autres estiment que l'arrêt des quotas laitiers et la diminution des aides Pac sont aussi à l'origine de la situation économique dramatique de l'élevage.

 

Popeye fait remarquer : « Les fermes laitières sont toujours plus grosses. Et les revenus des producteurs de lait toujours plus bas !! Comme quoi ce n'est pas le nombre de vaches qui fait la rentabilité des élevages... »

Pour Olmer, « il faut il créer une association d'éleveurs qui puisse porter plainte contre les coops, les groupements et les abattoirs afin de cesser ce racket organisé depuis de longues années... » « Tout travail mérite salaire ! », lance-t-il.

Des élevages toujours plus gros, des revenus toujours plus bas !

« Ça fait 30 ans que ça baisse ! »

Et selon Terminé, ce sont « les experts, bien payés par la profession agricole et qui ne la défendent plus, qui devraient démissionner de leur poste ». « À leur place, j'aurais honte d'annoncer une nouvelle et énième chute des revenus des éleveurs... », ajoute-t-il.

« Ça fait 30 ans que ça baisse, c'est pas d'aujourd'hui !! », s'écrit Olivier Robin sur Facebook. 

J'aurais honte d'annoncer de tels chiffres...

Les Choux d'à côté nuancent les propos précédents, sur Facebook également, jugeant que « certains exploitants ont profité de la pandémie de la Covid-19 avec la vente directe et ont augmenté leur CA en 2020. À chaque crise, ses opportunités. » 

La faute à « la fin des quotas laitiers »

Popeye76 incrimine « la fin des quotas laitiers qui a permis aux industriels de s'approvisionner en lait à moindre coût avec une augmentation des volumes en Europe et le libre-échange ». « Malheureusement pour eux, la pyramide des âges des producteurs laitiers va leur péter a la tête !, s'exclame-t-il. Dans 10 ans, avec moitié moins d'éleveurs, les industries laitières s'arracheront le lait à prix d'or vu la raréfaction de l'or blanc. Ils ont dégoûté deux générations d'esclaves en production laitière. (...) En 1985, le lait était payé le même prix qu'aujourd'hui. Près de 40 ans déjà et à l'époque, une plaquette de beurre se vendait 0,60 euros et quatre yaourts natures 1 euro. »

Et à la « baisse du prix du lait et des aides Pac »

Il répète au sujet du prix du lait, en commentant l'article Conjoncture laitière − Les cours du beurre et de la poudre remontent : « Avec le rythme des cessations d'activité laitière qui s'accélère et le métier d'éleveur qui a de moins en moins d'attrait, les industriels ne vont plus pouvoir saturer leurs outils dans les années à venir. Pire encore, même si le lait était dorénavant payé 400 ou 500 euros, celui qui a arrêté ne remettra pas en route un élevage trop contraignant et pas reconnu du consommateur ! »

Cessations d'activité en cascade, de moins en moins volontaires pour la relève.

Quant à Moty, il pense que « la réduction des aides de la Pac » expliquent aussi cette situation. « Il faudrait redéfinir des critères : zones difficiles, actifs agricoles, climat... », propose ce lecteur en réagissant à l'article : Manifestations − Les éleveurs à Clermont-Ferrand et Lyon pour « défendre leur métier »

Fille de prof de français, j'aime écrire et j'ai été habituée depuis toute petite à traquer les fautes d'orthographe. Même si j'ai grandi en ville, j'ai toujours été attirée par la campagne et le monde rural. J'ai donc suivi une formation d'ingénieur agricole à UniLaSalle. Tour à tour journaliste et secrétaire de rédaction, d'abord chez Jeunes Agriculteurs pendant sept ans puis depuis 2010 chez Terre-net/Web-agri, j'allie au quotidien mes deux centres d'intérêt : l'écriture et l'agriculture. Je m'occupe en particulier des marchés, de l'installation et de la transmission des exploitations.

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